Semaine d’un sériephile (11) : en mode rétro ! Les séries inspirées de films

Aujourd’hui au menu, un peu de nostalgie. Je vous propose de jeter un petit coup d’œil dans le rétro sur des séries qui m’ont marquées car comme Hannibal ou Nikita aujourd’hui elles ont tenté de transposer des univers de films sur le petit écran.

Les Aventures du Jeune Indiana Jones, un « Tintin » autour du monde
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Indiana Jones dans la force de l’âge.

Parmi le panthéon des personnages mythiques du cinéma, Indiana Jones a assurément sa place. Incarné pendant 4 films par Harrison Ford, l’archéologue le plus célèbre de l’histoire du cinéma a su nous faire vibrer dans des aventures aux quatre coins du monde, véritable hommage aux héros des films d’action des années 30. Mais connaissez-vous vraiment Indy ? Savez-vous comment le jeune Henry Jones est devenu Indiana ? C’est justement pour répondre à cette question que George Lucas, scénariste des films et grand amateur des récits à rallonge, a eu l’idée de donner naissance à la série Les Aventures du Jeune Indiana Jones.

Apparue sur les écrans en 1992, la série est donc une préquelle aux aventures cinématographiques d’Indiana. Nous suivons le jeune héros pendant son enfance (entre 8-10 ans) et pendant son adolescence jusqu’aux débuts de sa vie d’adulte (16-21 ans). Disons le tout de suite, rien que le concept de cette série, c’est du fan service à l’état pur. A noter aussi, qu’est ce qu’il se passe avec George Lucas et sa folie des préquelles ? Faut-il vraiment que tous les personnages inventés par lui soient montrés à tous les âges, de la première dent à l’hospice en passant par le permis de conduire ? Je m’égare, revenons à la série.

Se déroulant sur plusieurs périodes entre 1905 et 1920, l’action de la série présente l’initiation d’Indiana Jones à la découverte du monde. Enfant curieux de tout, le jeune Henry Jones fait ses premières découvertes de la richesse des différents pays. Plus tard, adolescent, il parcourt les nations en se retrouvant plongé parfois bien malgré lui dans les grands événements historiques de l’époque, de la révolution mexicaine emmenée par Pancho Villa aux batailles de la première guerre mondiale.

La particularité des Aventures du Jeune Indiana Jones tient beaucoup de son ancrage dans une époque particulièrement riche en événements. Indiana ne cesse de croiser la route de véritables personnages historiques, d’Al Capone à Mata Hari en passant par Sigmund Freud ou Pablo Picasso. Il y a presque un côté leçon d’histoire dans ce programme.

Un jeune héros voyageant à travers le monde et s’impliquant dans l’histoire, ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Moi en tout cas, ça me fait penser à Tintin. On se demande vraiment parfois si  l’on regarde la jeunesse d’Indy ou celle du petit reporter. On trouve même un alter ego du capitaine Haddock avec Rémy Baudouin, sidekick bourru qui accompagne notre héros au cours de plusieurs épisodes.

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Indiana et Rémy ou Tintin et Haddock.

Si cette série parvient à enrichir le background des films sans créer d’incohérences, elle surprend tout de même par un côté léger très très assumé. Il s’agit d’une série jeunesse. A conseiller tout de même aux fans des films mais attention, le mélange des tons peut surprendre. Si les défauts de logiques ne vous découragent pas, jetez y un œil c’est dépaysant !

Highlander, immortels en séries
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Sabre et catogan, Highlander en avant.

« Here we are. Born to be kings. We’re the princes of the universe. » Un générique composé par Queen il n’y a pas à dire c’est tout de même assez classe ! En tout cas, dès les premières notes une foule de souvenirs me revient. Je dois l’avouer j’étais complètement accro à cette série. Elle est peut être complètement kitsch mais je manque un peu d’objectivité lorsqu’il s’agit d’Highlander. Mais commençons par le commencement.

A l’origine, la série Highlander, dérivée des films du même nom devait être une suite des films et suivre Connor McLeod alias Christophe Lambert. Malheureusement ou heureusement le projet ne put aboutir et à la place de Connor le héros devint son « cousin », Duncan McLeod alias Adrian Paul et son célèbre catogan.

Cette série n’a finalement de rapport avec les films que par son contexte. Des immortels vivent parmi nous, ils se livrent une lutte sans merci depuis la nuit des temps et à la fin il ne pourra en rester qu’un. La série reprend les codes des films, les immortels ne vieillissent pas et la seule façon de les tuer est de leur trancher la tête. Voilà pour la situation de base. Mais en se détachant totalement des personnages vus dans les films, la série Highlander gagne en liberté.

Nous suivons le destin de Duncan McLeod, immortel ayant traversé plus de 500 ans d’histoire. Fatigué des luttes sans fin, Duncan souhaiterait vivre une vie paisible mais il ne peut échapper à son destin, comme une fatalité il retrouve toujours des immortels sur sa route. Au cours des épisodes, des flashbacks nous replongent dans les époques passées vécues par Duncan. Nous traversons ainsi la renaissance, le siècle des lumières ou la première guerre mondiale au gré des souvenirs de Duncan.

Là où la série enrichit vraiment l’univers des films c’est dans la façon dont est montrée l’immortalité. « Who wants to live forever » chantait Queen dans les films, et bien justement c’est là tout le sujet de la série. Alors que les films se focalisaient le plus souvent sur la rivalité entre les immortels, le temps long de la série permet de montrer la fatalité d’être immortel. A travers les souvenirs de Duncan mais surtout à travers sa relation avec sa femme Tessa et son ami Richie, on comprend qu’être immortel peut être une malédiction. Vivre éternellement c’est être condamné à perdre ceux qu’on aime. Cet élément c’est ce qui rend toute la série attachante. On s’attache à Duncan non pas parce qu’il est immortel mais parce qu’il a des failles. Comme quoi une série permet parfois d’approfondir les thèmes d’un film et de créer des personnages plus riches.

Stargate, l’univers étendu. « Jaffa kri! »
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Kurt Russell vs Richard Dean Anderson. Qui est le meilleur Jack O’Neil ?

Le film Stargate réalisé par Roland Emmerich en 1994 posait les bases d’un nouvel univers de science-fiction où le voyage spatial ne prend plus la forme classique du vaisseau à travers l’espace mais repose sur un concept de portes permettant de franchir en quelques instants des milliers d’années lumières pour voyager d’une planète à l’autre. Plus encore, le film introduit une menace alien particulièrement vicieuse, la race des Goa’Uld, extraterrestres symbiotes se développant dans le corps d’humains, faux dieux mais vrais esclavagistes. Le film présente la découverte de la fameuse porte des étoiles et montre le premier voyage d’une équipe terrienne à la découverte d’une nouvelle planète avec confrontation à la clé entre les humains et le dieu-extraterrestre Râ.

Tout aurait pu s’arrêter là. Pourtant, beaucoup de portes restaient à ouvrir (c’est le cas de le dire…). Le film posait les bases d’un univers qui ne demandait qu’à être développé, des questions restaient sans réponses. Existe-t-il d’autres portes ? Le Goa’Uld Râ était-il le seul représentant de son espèce ? En gros, tout cela appelait une suite. Et c’est ainsi qu’au lieu de donner le jour à un nouveau film, la licence devenait une série, Stargate SG-1, en 1997.

Stargate SG-1 prend directement la suite du film dont elle est issue. Les deux personnages principaux du film, le colonel Jack O’Neil et l’égyptologue Daniel Jackson font leur retour mais Kurt Russell et James Spader cèdent leurs rôles à Richard Dean Anderson (c’est toujours mieux d’avoir MacGyver de son côté) et Michael Shanks. La première équipe SG-1 s’enrichit très vite du sergent Sam Carter, femme militaire et scientifique bien décidé à ne pas se laisser marcher sur les pieds et de l’ancien soldat des Goa’Uld, Teal’c.

Tout au long des 10 saisons de Stargate, nous découvrons des dizaines de planètes, les menaces se multiplient, de nouvelles espèces extraterrestres font leur apparition, mais ce qui fait vraiment le sel de cette série ce sont ses personnages principaux. O’Neil et son humour pince sans rire face à toutes les situations, la relation ambiguë entre O’Neil et Carter, le décalage de Teal’C face aux humains et ses haussements de sourcils, l’évolution de Jackson, scientifique devenant homme d’action et grand sage… On prend plaisir à voir cette équipe coexister et affronter des épreuves ensemble. Le film reposait déjà beaucoup sur le décalage entre le personnage du colonel O’Neil, presque une caricature de militaire autoritaire et le côté passionné et émerveillé de Jackson. La série a su conserver cet esprit en l’enrichissant et en l’amenant plus loin pour construire tout autant un récit de science-fiction épique qu’une histoire d’amitié.

Terminator, les chroniques de Sarah Connor : des robots à travers le temps
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On peut être un cyborg et rester féminin.

La série Terminator apparue sur les écrans en 2008 reprend la licence de James Cameron rendue culte par Arnold Schwarzenegger. Il est toujours question du destin de la Terre reposant sur les épaules de John Connor, futur leader de la résistance face aux machines qui veulent conquérir la terre. Des robots tueurs, les Terminators, sont envoyés du futur pour tuer John et sa mère afin d’éviter que John ne devienne une menace pour Skynet, l’intelligence artificielle qui a juré la perte du genre humain. 

La série se focalise sur la mère de John, Sarah Connor. Traumatisée par les événements des deux premiers films, elle s’est donnée la mission de protéger son fils à tout prix. Tous deux sont condamnés à une vie de fugitifs pour échapper aux menaces envoyés par Skynet.

Et là, déjà il y a un problème par rapport aux films. Sans trop spoiler*, pour ceux qui s’en souviennent dans Terminator 3, sorti en 2003, donc 5 ans avant la série, Sarah Connor est morte, victime d’un cancer. Pour en faire le personnage principal d’une série, c’est un peu mal parti à moins de faire Breaking Bad Terminator. C’aurait pu être drôle remarquez. Alors comment faire ? Et bien tout simplement en créant un futur alternatif bien sûr ! La série est donc la suite Terminator 2 et change l’histoire de telle manière que les événements de Terminator 3 n’existent plus. Tout le monde suit encore ? Et oui, dès le départ c’est un peu la fête.

Cette série est faite pour les fans des films originaux et ça se voit. On trouve des clins d’œil bien appuyés. Exemple : le gentil Terminator Cameron (Summer Glau) apparaît pour sauver John Connor, lui tendant la main elle lui dit « Come with me if you want to live », exactement comme Schwarzy dans Terminator 2. Fan service en force !

Le problème d’une série inspirée d’un film, c’est qu’elle part forcément d’un background préexistant qu’elle doit digérer pour être compréhensible. Et bien là pour le coup on ne fait pas forcément de cadeau aux spectateurs. Si les événements des films sont repris brièvement à travers les dialogues des personnages il faut parfois s’accrocher. Par exemple dans les premiers épisodes le nom de Kyle Reese est cité. Et c’est qui Reese ? Et ben on ne sait pas, pas plus d’explications c’est comme ça. Si on n’a pas vu le premier film où Reese joue un rôle majeur on restera dans le flou.

Sans avoir vu et revu les films, l’intrigue est quand même compréhensible, j’exagère un peu. Après tout il s’agit de changer le futur et d’échapper aux robots tueurs avec l’aide d’une cyborg gentille. Ça va on a vu plus compliqué comme principe. L’intérêt de la série repose d’ailleurs comme dans les films sur les interactions entre le bon Terminator et les humains qu’elle protège. Au contact des Connor, Cameron s’humanise et devient de plus en plus humaine. Les conversations entre Sarah Connor et Cameron sont d’ailleurs souvent de grands moments d’explications sur le sens de la vie et sur la nécessité de protéger ceux à qui l’on tient. Comme quoi on peut faire de la philosophie avec des machines, si, si.

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Sarah Connor, John et leur Terminator, une famille comblée.

Lorsqu’on aime les films on retrouve l’action, le suspense qui les caractérise, mais on se rend compte aussi qu’en format long ce peut être un peu répétitif. Pourtant la série est assez bien mise en forme. Les effets spéciaux sont souvent convaincants et le rythme soutenu. A noter, une pensée toute spéciale pour les acteurs jouant les Terminator qui nous montrent que oui, incarner un robot tueur, ce peut être un défi. Bonne nouvelle tout de même, Summer Glau s’en sort avec les honneurs.

Alors, si pour vous les seuls Terminator qui vaillent le coup sont les deux premiers, peut être trouverez-vous dans cette série la suite que vous attendiez tous. Un regret tout de même, on aurait bien aimé une apparition de Schwarzy même pour un tout petit clin d’œil.

Une réponse à “Semaine d’un sériephile (11) : en mode rétro ! Les séries inspirées de films

  1. Haha mais Tintin enfin Indiana Jones c’est le type qui joue le détective privé dans la dernière saison de Dexter. Sinon Team Highlander et Stargate ! Je tiens à préciser que je suis archi fan de la blague sur les portes à ouvrir, on te reconnaît bien Serge ;)

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