La femme fatale du mardi : Audrey Horne de Twin Peaks

Twin Peaks revient en 2016 pour notre plus grand bonheur, après 25 ans de mystères et beaucoup de questions concernant le dentifrice bleu. L’occasion de revenir sur les personnages phares de cette série mythique et géniale, à commencer par la troublante Audrey Horne (Sherilyn Fenn).

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Sa bio

Jeune fille de 18 ans vivant à Twin Peaks, issue d’une famille aisée, elle est la fille du puissant homme d’affaires Benjamin Horne, lequel possède notamment l’hôtel du Grand Nord où viendra loger l’agent spécial du FBI Dale Cooper. En effet, suite au meurtre de Laura Palmer, camarade de classe d’Audrey qui venait parfois s’occuper de son frère handicapé mental, la petite ville à la frontière du Canada est en émoi. En parallèle de l’investigation menée par Dale Cooper, la jeune femme cherche à imiter ce dernier et à lui rendre service, quitte à se mettre dans des situations dangereuses. Sorte de Laura Palmer brune (on sait l’attachement de David Lynch pour les jeux de miroir entre les blondes et les brunes), Audrey suit les traces de son ancienne camarade pour découvrir ce qui lui est arrivé. Femme fatale aux lèvres rouges, au regard insistant, elle tombe amoureuse de l’agent spécial malgré leur différence d’âge.

Elle est sans doute le personnage le plus attachant de la série, en raison de sa densité, de sa beauté très années 50, de son courage, de son étrangeté, ou encore de sa capacité à faire des nœuds avec des queues de cerises. La fin lui réserve un sort inattendu, qui sera peut-être résolu l’an prochain…

Ses traits de caractère

Rebelle. Forte. Séductrice.

Une scène culte

Partageant un café au Double R (le diner de Twin Peaks) avec la meilleure amie de Laura, Donna Hayward, Audrey lance sa réplique la plus fameuse (« Isn’it too dreamy?… ») et commence à danser d’une façon étrange sur une musique d’Angelo Badalementi -éternel compositeur de Lynch- qu’on croyait jusque là extradiégétique… La caméra amorce alors un mouvement inattendu, la scène s’étire et sa durée produit une sensation trouble. C’est là un des tours de David Lynch pour déstabiliser le spectateur : faire durer des scènes a priori insignifiantes alors qu’on attend désespérément que l’enquête avance, montrer une lycéenne qui danse au lieu de nous révéler le secret qu’elle pressent au sujet de son père…

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