Semaine d’un sériephile (5) : Sleepy Hollow, The Blacklist, Dads, Brooklyn Nine-Nine

Cette semaine, j’inaugure une série de visionnages consacrés aux pilotes de la rentrée 2013/2014.

Don’t loose your head

Sleepy Hollow est une adaptation libre du livre d’Irving Washington, The Legend of Sleepy Hollow à l’instar du film de Tim Burton. Je tiens à préciser que je n’avais pas vu le film avant d’avoir vu cet épisode, je n’avais donc pas d’a priori sur le fait que la série soit une pâle copie de ce dernier, ni d’attentes particulières. J’ai vraiment eu un œil neuf sur l’histoire.

Le trailer m’avait paru cheap, et l’histoire me semblait un peu trop originale (un cavalier sans tête et un ancien soldat qui revient d’entre les morts, au XXIème) pour être solide et pérenne mais les séries surnaturelles étant celles que je préfère, ma curiosité a pris le dessus sur ces éléments. Ce premier épisode m’a convaincue, le résultat est meilleur que ne le laissait présager le trailer.
On est tout de suite plongés dans une ambiance macabre, la rencontre avec Ichabod Crane (le personnage principal joué par Tom Mison) est immédiate et les premières victimes ne se font pas attendre.

sleepy hollow article

J’ai été séduite par cet acteur au style et à l’accent anglais. Il rend le personnage crédible (ses réactions d’étonnement, ses nombreuses questions etc…) dans un contexte qui ne l’est pas car celui-ci est surnaturel. C’est le pilier de la série et s’il n’avait pas été à l’aise dans son rôle, je pense que j’aurais trouvé cette série ridicule de A à Z. Car la question du ridicule se pose en effet : le cavalier sans tête est visuellement kitsch et sans trop en dévoiler, il se munit tout de même d’un fusil d’assaut, ce qui est tout à fait surréaliste (comment peut-il connaître l’utilisation de ce type d’arme alors qu’il est mort à l’époque des fusils à baïonnette et des pistolets classiques ???!). Pour ma part, j’ai choisi de regarder tout cela au second degré, car j’ai la vague impression que la série ne se prend pas (trop) au sérieux et je trouve que c’est appréciable.
Par ailleurs, on en apprend beaucoup dans ce pilote mais au moins les enjeux sont posés. De nombreux mystères entourent le cavalier sans tête et j’ai hâte d’en voir et d’en apprendre plus.

Mon bilan de ce premier épisode :
Un bon divertissement, pas très fin mais énergique. J’adhère à la mythologie de la série mélangeant fantastique/biblique/occulte et l’ensemble n’est pas dénué d’humour, ce qui n’est pas pour me déplaire. Affaire à suivre donc…

Never trust a criminal… until you have to

Dans The Blacklist, Raymond Reddington est l’un des criminels les plus recherchés au monde, et c’est tout à fait calmement qu’il décide de se rendre dans les locaux du FBI et de se livrer. L’homme a bien sûr une idée en tête et il ne tarde pas à dévoiler (en partie) ses intentions.

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Le personnage a de la prestance, du charisme et semble très manipulateur. On ne sait pour l’instant pas grand chose de son passé de criminel fugitif mais de par l’allure qu’il a, son goût du luxe et son sens de l”humour, on aurait presque envie de l’apprécier. Attention, je ne dis pas que c’est un “gentil”, mais juste qu’il a ce “je-ne-sais-quoi” qui le rend intriguant voire sympathique. Il a beaucoup d’assurance et c’est clairement lui qui tire les ficelles.
Elizabeth Keen, la jeune profiler qui va faire équipe avec lui, s’avère plus intéressante que prévu, moins fragile. Il y a fort à parier que cette rencontre va bouleverser sa vie et celle de son entourage.
A côté de ça, le déroulement de l’histoire reste basique. Un criminel est cité par Reddington, ce dernier explique quels sont ses projets et il oriente subtilement le FBI afin qu’il puisse l’arrêter (dans le meilleur des cas). Mais l’enquête n’est-elle pas avant tout prétexte au développement de la relation Reddington-Keen et un moyen de dévoiler les vérités cachées de chacun ?

Mon bilan de ce premier épisode :
Malgré une overdose des fictions se déroulant dans l’univers de l’espionnage américain, je me suis attachée aux deux personnages principaux et j’ai vraiment envie de savoir ce qui va se passer par la suite.
Bien sûr, la série nous fait nous poser des questions classiques (pourquoi se rendre ? pourquoi maintenant ? pourquoi Elizabeth ?) dont on peut aisément anticiper les réponses, mais j’ai le sentiment que la série a plus à nous apporter car ce serait trop simple. Je rajoute donc The Blacklistsur mon planning séries.

Two best friends. One dad situation.

J’avais entendu dire que les critiques étaient mauvaises, mais j’en tiens rarement compte lorsque j’aborde une nouvelle série.
Dads explore les relations père-fils. Les fistons sont de grands gamins qui ont monté une société de jeux vidéos et les pères ont été/sont irresponsables.

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Soyons clairs, je n’ai pas accroché du tout, je me suis forcée à sourire parfois, par pitié. Et ce n’est pas de la prétention, c’est juste que cette sitcom n’est pas drôle (un comble pour une série comique).
Est-ce un problème d’identification ? En effet, en tant que fille, je ne comprends peut-être pas le lien qui unit un père à son fils.
Le problème n’est pas là. Je ne pense pas qu’il y ait besoin d’une quelconque identification pour apprécier une série. Evidemment en tant que téléspectateur c’est un must mais cependant  pas une nécessité. La preuve, je regarde bien The Big Bang Theory sans être geek.
L’humour est, ici, classique, c’est trop gros, trop lourd. Chaque blague, si elle n’est pas automatiquement suivie de rires enregistrés (ok c’est une sitcom), est suivie de temps mort comme pour appuyer sur les moments “supposés” être drôles.

Mon bilan de ce premier épisode :
Je me suis fermement ennuyée et les rires enregistrés ne me gênent pas outre mesure lorsque la série me fait rire (ex: 2 Broke Girls) mais là ce n’est pas le cas donc ça m’agace encore plus. Et le fait que Seth MacFarlane, entre autres, soit aux commandes, n’y change rien.

The Law without the Order

Créée par Michael Schur et Dan Goor (Parks and Recreation), Brooklyn Nine-Nine est pour moi l’une des séries comiques les plus prometteuses de la rentrée (avec The Trophy Wife et The Crazy Ones).
Des séries policières il en existe à la pelle mais les séries policières drôles sont rares.

brooklyn nine nine article

On suit donc une équipe de flics déjantés dans leur quotidien au commissariat. Chacun est introduit et défini par un trait de personnalité : l’immature, la dure à cuire, l’empoté, etc… Le point de départ de la série est qu’ils changent de chef. Ils passent d’un patron peu réactif et laxiste, à un capitaine plus exigeant que son prédécesseur et bien décidé à les reprendre en mains pour faire de cette équipe la meilleure de New-York.
D’une durée de 22 minutes environ, Brooklyn Nine-Nine se concentre d’avantage sur la dynamique entre les personnages que sur les enquêtes et cela fonctionne bien même si on peut toutefois reprocher Andy Samberg d’en faire un peu trop.

Mon bilan de ce premier épisode :
A suivre, tout simplement. J’espère juste ne pas me lasser de cet humour loufoque qui n’est pas forcément le registre humoristique auquel je suis la plus sensible. Je me laisse donc 4-5 épisodes pour en juger.

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