Etude de pilote : The Crazy Ones

Simon Roberts est à la tête d’une puissante agence de publicité, Roberts & Roberts, basée à Chicago. Génie excentrique et visionnaire de la publicité, il se fait vieillissant et compte beaucoup sur le soutien de sa fille Sydney, son associée. Elle est son parfait opposé : sérieuse, organisée, elle doit souvent contenir la folie de son cher papa, afin de maintenir l’agence à flots.

The Crazy Ones était LA série qu’il me tardait de découvrir car je mourais d’envie de voir à l’oeuvre le duo Williams/Gellar. Je redoutais tout de même la prestation de cette dernière dans une comédie et malheureusement mes doutes se sont confirmés.

Des personnages pas si « crazy » que ça

Le titre de la série fait référence à la campagne publicitaire “Think Different” lancée par Apple, en 1997. Dans cette dernière on y parle de gens qui ont marqué l’Histoire, de marginaux, d’asociaux qui n’ont pas pu être oubliés tellement ils étaient “à part’. Ils sont devenus des références dans leur domaine : Maria Callas, Gandhi, Mohammed Ali, Martin Luther King, Einstein, Picasso, John Lennon, Rosa Park, Alfred Hitchcock etc… En conséquence, je m’attendais à ce que tous les personnages aient ce brin de folie, quelque chose qui les rende uniques. Autant vous dire que j’ai été déçue.

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Les deux seuls crazy dans cette histoire sont Robin Williams et James Wolk. Robin Williams n’a pas perdu son sens comique, enchaînant des mimiques qu’on ne lui connait que trop bien. Les fans de l’acteur seront ravis tandis que les autres (dont moi) s’en agaceront très vite. James Wolk est l’acteur qui tire le mieux son épingle du jeu. Il est parfois méprisable avec son comportement de playboy mais au moins, il est drôle. Rien dans son jeu ne paraît forcé et cela fonctionne. Son tandem avec Robin Williams est juste parfait, au contraire du duo père-fille un peu frustrant. En effet, on cerne tout de suite la dynamique : le grand gamin qu’est encore Simon doit souvent être modéré par sa fille Sydney, qui elle garde les pieds sur terre et n’a de cesse de faire la morale à ses employés/collègues et à son père. Au bout de 20 minutes je trouve Sydney pénible. Sarah Michelle Gellar donne l’impression de forcer le trait pour être drôle : elle passe son temps à faire les gros yeux et que dire de la scène de chant en plein milieu d’un fast-food… Honnêtement, j’ai accéléré la scène, trop mal à l’aise.
Concernant le reste du casting, Lauren, l’assistante de Simon est insupportable avec son comportement de cruche. D’une part, Amanda Sutton restera toujours pour moi Penelope de Gossip Girl et d’autre part je pense que cela aurait fait moins cliché d’avoir un personnage comme Olive Snook (Pushing Daisies) à cette place d’assistante. Certes elle n’avait pas l’air très futée mais elle avait le mérite d’être attachante, pétillante et amusante.
Enfin, je n’ai pas de remarque particulière à faire sur le personnage d’Andrew, le timide de la bande (parce qu’il en faut bien un), qui reste dans l’ombre du playboy.

Un scénario convenu

Ce premier épisode s’ouvre sur une situation de crise : McDonald’s, le plus gros client de l’agence, a (presque) décidé d’aller voir ailleurs. Pour les convaincre, Simon joue la carte de la nostalgie en leur proposant de rejouer un spot publicitaire de la marque, datant des années 70.

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Pour une série qui nous emmène dans les coulisses d’une agence de publicité (Mad Men n’a plus le monopole), il n’est pas étonnant d’y voir des marques, les mêmes marques dont on risque de parler pendant 20 minutes, soit la durée d’un épisode. Jusque-là, pas de grande surprise. A vrai dire, je me soucie moins du placement de produit, qui est intrinsèque au scénario de la série, que du ton de cette dernière.
Dans le déroulement de l’intrigue, tout ne se passe pas comme prévu, mais au final tout est bien qui finit bien et tout le monde est content. Tout cela est bien lisse, trop politiquement correct. L’intérêt de ce show ne réside-t-il que dans des gestuelles comiques ? En effet, il n’y a pas une blague un peu piquante, une once d’ironie, de satire. On nous montre juste une agence de pub dont les employés sont un peu barrés. Je ne m’avancerais pas à dire que The Crazy Ones ne fonctionnera que sur ce principe mais il y a un risque pour que le ton donné au pilote soit, au final, le ton de la série.

Des come-back à moitié ratés

Pour David E. Kelley, il s’agissait d’un retour à la comédie pure et pour Robin Williams, d’un retour à la télévision tout court. Je ne tiens pas compte de Sarah Michelle Gellar à cause de la série Ringer, qui était son véritable come-back (raté) depuis Buffy contre les vampires, même si on aurait bien aimé occulter cette série de son CV.

Dans l’ensemble, je m’attendais à autre chose. La dynamique entre Robin Williams et Sarah Michelle Gellar n’est pas crédible, Williams en fait des tonnes et son “charisme” fait s’éclipser la plupart des autres acteurs à l’exception de James Wolk, qui est notamment hilarant lorsqu’il improvise un rap pour essayer de convaincre la chanteuse Kelly Clarkson. Sarah Michelle Gellar dans son rôle de petite fille à papa est un peu touchante mais vraiment pas drôle. Et c’est bien dommage car je pense sincèrement qu’elle a un potentiel comique.
Je compte cependant regarder les 2 ou 3 épisodes suivants afin de confirmer ou d’infirmer mon premier jugement.

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