L’interview du jeudi : Otto Bathurst

Décidément cette semaine, il n’y en a que pour les hors-la-loi dans les bonus. Mardi, nous étions aux Caraïbes, jeudi, le parfum du crime se charge des effluves industriels de l’Angleterre. Ainsi donc je vous emmène dans l’univers des gangs avec la série Peaky Blinders (6 épisodes) dont le dernier épisode est diffusé ce soir sur BBC Two. Synopsis :

1919, les quartiers populaires de Birmingham. Thomas Shelby est à la tête du gang des Peaky Blinders, célèbres parce qu’ils coupaient les oreilles de leurs adversaires avec des rasoirs cousus dans leurs couvre-chefs. Ambitieux chef de famille et de gang, il porte en lui les traumatismes de la Première Guerre mondiale, ce qui ne l’empêche pas de gérer d’une main de fer son empire menacé par un inspecteur dépêché depuis l’Irlande afin de « nettoyer » la ville…

Peaky Blinders

Ce qui est intéressant avec Peaky Blinders, c’est qu’il s’agit d’une série d’époque formellement contemporaine, et contemporaine dans le fond. Je vous propose sans tarder quelques extraits de la bande-originale, suivis d’une interview du réalisateur des trois premiers épisodes, Otto Bathurst, qui en dit long sur l’optique de la série.

Nick Cave – Martha’s Dream

Nick Cave & The Bad Seeds – Red Right Hand (générique)

The White Stripes – I Think I Smell a Rat

The White Stripes – St James Infirmary Blues

Interview d’Otto Bathurst (réalisateur):

Qu’est-ce qui vous a attiré dans le projet ?
La première chose qui m’a attiré et qui a convaincu tout le monde, c’est l’extraordinaire univers que Steven Knight (scénariste principal et showrunner) a créé. Cela ne ressemblait à rien de ce que j’avais vu et le niveau de détail et de description du scénario était tel que cela m’a séduit tout de suite.

Quelle était votre vision avant de réaliser Peaky Blinders ?
Je ne voulais pas faire un drame historique classique. Je n’avais aucun désir de remonter le temps et décrire fidèlement ce qu’était le monde en 1919. Je voulais que l’histoire soit perçue et tournée de la même manière qu’un drame complètement contemporain. Une fois que je me suis affranchi des barrières du genre et de l’exactitude historique, j’ai pu envisager en toute quiétude de faire quelque chose de vraiment bien.

Assez tôt dans le projet, je me suis souvenu de l’ouverture du film Les Affranchis : “Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours voulu être un gangster”. Pour moi, cette phrase est devenue le projet. L’idée était de créer un monde qui du point de vue du spectateur vous donne envie d’y aller et de vous dire “je veux faire partie de ce gang”.

Dites-nous en plus sur le tournage et les décors.
Katie [NDLR: Swinden, productrice] et moi avions décidé très tôt que nous allions tourner sur les lieux et non en studio […]. C’est beaucoup plus compliqué pour la production mais au final cela donne une réelle énergie à la série.

Par exemple, le pub Garrison était l’un de nos principaux lieux de tournage. Ce qui est bien avec ce lieu, c’est qu’il illustre parfaitement ce que nous essayions de faire. Il ressemble au premier abord à n’importe quel pub mais une fois que vous amenez tous les figurants, que vous les faites chanter et que l’alcool coule à flots, il y a une atmosphère vraiment, vraiment incroyable.

Un autre exemple du travail que nous avons effectué sur le tournage ce sont les scènes de rue. Nous voulions absolument avoir toutes les maisons exactement de la même couleur. Nous avons donc dû repeindre chaque maison en noir, puis chaque brique, pas une mais deux fois. Nous avons remplacé chaque fenêtre, puis chaque porte. Tout le monde nous disait “c’est vraiment un beau lieu de tournage […] et nous on répondait “Non, non, non, vous n’avez pas idée du travail qui a été fait pour transformer l’endroit”.

Décrivez-nous le style des membres des Peaky Blinders
Le plus grand défi dans le look des acteurs a été les coupes de cheveux. Je voulais créer un style très spécifique, que le spectateur se dise “ça c’est une coupe de dur !”. Nous avons montré aux acteurs ce qui allait devenir leurs coiffures, ils nous ont demandé si on plaisantait et cela nous a pris littéralement une semaine pour les convaincre de se couper les cheveux.

(Interview traduite approximativement par mes soins) Source 

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