Semaine d’un sériphile (24) : focus sur Syfy

Syfy est la maison-mère de nombreux shows de science-fiction/fantastique. Petite chaîne du câble chez nous, elle s’est faite un nom surtout parmi la communauté geek. C’est notamment sur Syfy que j’ai pu revoir des séries telles que Sliders, les mondes parallèles, Xena, la guerrière, et que j’ai connu Being Human, Merlin, Grimm, ou encore Battlestar Galactica. Le manque de moyens revient souvent quand on parle de séries Syfy. Certes, mais c’est complètement assumé. Syfy ne prétend pas faire des fictions visuellement qualitatives. La recette Syfy ? Du paranormal, de l’action, de l’humour et une bonne dose de second degré. C’est un style qui plaît ou non, mais si vous n’adhérez pas à la ligne éditoriale de la chaîne, il y a de fortes chances pour que vous soyez déçus par sa programmation. Leur dernière série en date est Bitten, une histoire de loups-garous et d’amour triangulaire adaptée des livres de Kelley Armstrong.

Je pourrais vous parler pendant des semaines de la programmation de Syfy (France ou U.S d’ailleurs) mais j’ai décidé de vous faire part des mes découvertes les plus récentes.

La Salle des Objets Cachés est réapparue : Warehouse 13

Warehouse 13 est une série qui mélange les genres : nous sommes en présence d’investigations policières qui relèvent de la quête, et qui mêlent mythologie et archéologie. Je dirais que la série se situe entre X-Files et Sydney Fox, l’aventurière.

Warehouse article

Warehouse13 ne se prend jamais au sérieux, et c’est une bonne chose car il est clair qu’elle n’a pas pour ambition de révolutionner la science-fiction. Cependant, si l’idée sur le papier est originale, le résultat final est décevant. Le gros point faible de cette série ce sont les deux acteurs principaux. Le scénario est sympa, les enquêtes assez dynamiques, mais le duo d’agents n’est pas réussi. Pour qu’un duo fonctionne il faut de l’alchimie, pas forcément une tension sexuelle, mais un minimum d’échanges qui vous donne envie de suivre les péripéties des personnages. Et là, honnêtement, il n’y a rien. Par ailleurs, l’humour potache a aussi du mal à passer, les répliques sonnent faux. Bref, Warehouse 13 quitte définitivement mon planning de visionnage.

Du Stephen King en série : Les Mystères de Haven

On quitte le désert du Dakota du Sud, pour les bords de mer du Maine. Le Maine, ça me rappelle Cabot Cove, le fief de Jessica Fletcher. La ville a changé, mais le décor est resté le même. On le sait tous, les petites bourgades paumées sont toujours propices à des événements étranges. L’atmosphère maritime, brumeuse, voire orageuse, convient parfaitement pour cadrer l’ambiance mystérieuse et surnaturelle qui se dégage des Mystères de Haven dans chacun de ses épisodes. La série est une adaptation libre du roman The Colorado Kid, de Stephen King.

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L’histoire de départ est classique, Audrey Parker, agent du FBI, est assignée à une enquête dans un petit village du nom de Haven. Ce qui ne devait être qu’une enquête de routine se révèle bien plus complexe pour notre héroïne. Elle pourrait bien trouver à Haven des réponses sur son passé, et plus particulièrement sur sa mère qu’elle n’a jamais connue. Cette investigation personnelle est donc le fil rouge de la série auquel viennent se greffer toutes sortes d’enquêtes plus étranges les unes que les autres autour des habitants de Haven : des humains dotés de pouvoirs surnaturels qu’ils ne contrôlent généralement pas.

Au niveau du casting, il y a des têtes que j’ai déjà vues mais je ne saurais plus dire où… sauf une :

Eric Balfour

Celle d’Eric Balfour, alias Jesse dans le pilote de Buffy contre les vampires !  Après cette anecdote croustillante, revenons à nos moutons. J’ai vu la première saison des Mystères de Haven et j’ai été convaincue par le casting, crédible dans son ensemble, et le scénario qui se tient malgré quelques déceptions suites à la résolution de certaines énigmes, dont celle concernant Audrey (don’t worry pas de spoiler*). Ce n’est pas la meilleure série de SF que j’ai eu l’occasion de suivre, mais elle fait son job. Au moins les personnages ont le mérite de ne pas m’agacer (cf : Warehouse 13).

Amanda Tapping en brune : Sanctuary

Je vous plante le décor : un immense manoir gothique ressemblant à une forteresse, un laboratoire en sous-sol, des créatures de toutes sortes (dont une sirène) enfermées dans des cages. Cette série est également diffusée sur NRJ 12, mais Syfy a été sa première chaîne de diffusion en France. J’en avais entendu parler il y a un moment (la série est tout de même diffusée depuis 2009), et j’étais familière avec l’actrice principale, Amanda Tapping, pour avoir suivi avec assiduité, la série Stargate SG-1 sur M6. J’ai donc sauté le pas… et j’ai enchaîné les 4 saisons !
Sanctuary  se concentre sur le Dr. Helen Magnus, une scientifique qui a décidé de protéger les espèces animales inconnues et autres bizarreries de la nature. Dans sa tâche, elle est entourée de sa fille, Ashley ; d’Henry Foss, un génie de l’informatique ; de Big Foot, son assistant ; et du psychiatre Will Zimmerman.

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C’est une série originale, les personnages sont variés et ne font pas dans le cliché. Qu’ils soient personnages principaux ou secondaires, je trouve que chacun est plutôt bien développé (exception faite du personnage d’Ashley) et possède une histoire intéressante. Les anecdotes historiques régulières font sourire et l’équipe est suffisamment attachante pour avoir envie de les suivre. Les épisodes ne manquent pas de rythme et le suspense est toujours au rendez-vous grâce à des intrigues très bien ficelées. Seul bémol, le décor en images de synthèse très visibles (la série est tournée en quasi-totalité sur fond vert).

2 réponses à “Semaine d’un sériphile (24) : focus sur Syfy

    • Ah mais j’adore repérer les 1ères apparitions TV, plus c’est vieux et culte plus c’est fun !

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