Semaine d’un sériephile (30) : Cuckoo, Moone Boy, Sirens (US)

Lors de mes premiers cours d’anglais, je ne rêvais que d’une chose : que l’on me parle des Etats-Unis, ce pays d’où venait le McDonald, le Coca-Cola et les meilleurs séries du monde. C’est un peu réducteur mais qui peut en vouloir à une collégienne de 11 ans ? Quelle ne fut pas ma déception lorsque j’ai découvert que dans ces mêmes cours, on me parlerait avant tout d’Angleterre, ce pays au temps gris et pluvieux, où la gastronomie n’est a priori pas mémorable. Je me fichais un peu de découvrir Londres ou les manies de nos voisins anglais.
Mon cerveau avait été complètement conditionné par les Américains.

Mais ça…

C’était avant que je ne découvre Jane Austen et Colin Firth. Ah ces Anglais ! Une classe si singulière et un humour pour le moins unique. Tout a donc commencé par la littérature et le cinéma et le virus commence à se propager dans mon planning de séries, avec un petit détour par l’Irlande.

Andy Samberg chez les Anglais

La première saison de Brooklyn Nine-Nine  s’est terminée et Andy Samberg peut rajouter une personne à sa communauté de fans : moi. En fouillant un peu dans sa filmographie, je suis tombée sur Cuckoo, une série qui inclut également dans son casting Greg Davies (The Inbetweeners), Helen Baxendale (Friends), Tamla Kati (The Musketeers) :

Un couple d’Anglais voit revenir leur petite fille chérie d’un voyage à l’étranger au bras d’un jeune homme, Cuckoo, qui s’avère être son nouveau mari et qui est pour le moins… excentrique. Loin d’être le gendre idéal, il va complètement chambouler la vie de Ken et Lorna Thompson.

Andy Samberg incarne parfaitement ce personnage perché mais sincère. Si le comportement de Cuckoo va rester le même durant les 6 épisodes que compte la série, la famille Thompson va peu à peu s’habituer à cet individu déjanté et très attachant.

Cuckoo articleIl est clair que les Anglais adorent se moquer des Américains, mais pour une fois l’opposition n’est pas traitée de manière extrême (pas de blagues potaches lors d’un dîner guindé par exemple). Cuckoo atterrit “juste” dans une famille d’Anglais moyens vivant dans une banlieue tranquille, dont les parents se considèrent comme cool (voir la scène de rap dans le voiture dans l’épisode pilote) et qui mettent leur fille aînée sur un piédestal.
Le fait que Cuckoo soit américain est presque accessoire, c’est son côté hippie qui ressort avant tout. Ce qui compte c’est de voir comment la famille Thompson va s’adapter à sa présence et plus particulièrement Ken Thompson, le père. Car c’est la relation beau-père/gendre qui est au cœur de la série, au détriment des personnages féminins qui ne sont vraiment pas mis en valeur : une voisine frustrée, une mère naïve et une fille un peu trop idéaliste et fleur bleue.

Cuckoo article 2

L’humour repose à la fois sur du comique de mœurs mais aussi sur le décalage entre ce que les parents prétendent être et ce qu’ils sont, ainsi que sur leurs attentes concernant leur fille et la surprise qu’elle leur fait en rentrant.

Le choc culturel est un thème récurrent dans les comédies auxquelles j’adhère complètement car il pointe du doigt les travers et les mentalités de chacun. J’apprécie les Anglais pour leur accent, leur humour, mais ce que je préfère c’est lorsqu’ils sont mal à l’aise face à des situations qui les dépassent. Cuckoo remplit donc parfaitement sa mission. Ma seule déception est  qu’Andy Samberg ne reviendra pas dans la deuxième saison (succès de Brooklyn Nine-Nine oblige). C’est Taylor Lautner qui reprendra le flambeau en incarnant un mystérieux inconnu.

Moone Boy ou la thématique de l’ami imaginaire

Moone Boy est une sitcom irlandaise qui se déroule dans la petite ville de Boyle, en Irlande, à la fin des années 80.
Elle dépeint le quotidien de Martin (David Rawle), un petit garçon de 12 ans très mature pour son âge, qui va se servir de son imagination pour sortir de son ennui et de ses tracas. En effet, il ne se passe pas grand chose dans son village, il est le dernier né d’une famille composée de 4 enfants dont 3 filles qui n’ont que faire d’un petit frère, enfin il est est loin d’être l’enfant le plus populaire de son école.
Martin a donc une échappatoire en la personne de Sean, son ami imaginaire incarné par Chris O’Dowd (The It Crowd) et avec qui il forme un duo inséparable.

moone boy article

Ce qui m’a tout d’abord attirée dans cette série, c’est la candeur de David Rawle associée à la figure comique de Chris O’Dowd. J’étais curieuse de voir comment allait se développer cette amitié intergénérationnelle. J’avais également été déçue par Family Tree, la précédente série de Chris O’Dowd et j’étais donc ravie de le revoir dans une série comique.
Ensuite, je suis une grande nostalgique et les séries vintage me correspondent bien en ce sens.
Cependant, la série ne joue que légèrement sur son contexte historique. Elle s’y intéresse peu. On notera quelques références culturelles et des notifications d’événements nationaux (élections) ou mondiaux (coupe du monde de football) mais ceux-ci n’ont que peu d’impact sur la famille Moone et ne sont surtout visibles qu’au travers de leur poste de télévision.
Le dernier élément qui a attiré mon attention, c’est l’Irlande, un pays peu présent dans les séries, et la perspective d’explorer une autre identité anglophone me plaisait.

Moone Boy, qui est en partie basée sur la jeunesse de Chris O’Dowd, est une série amusante et rafraîchissante, qui évoque divers thèmes tels que la discrimination, la religion, l’amitié ou la famille mais sans se prendre au sérieux. Elle ne me fait pas me tordre de rire mais elle me fait sourire et sa bonne humeur est communicative. Un peu comme avec Les Goldbergs finalement.

En appelant le 911 vous risquez de tomber sur eux

Sirens est une adaptation de série anglaise. Comme son nom peut le suggérer (ou pas), cette sitcom parle d’ambulanciers. Et oui, encore un corps de métier qui n’avait pas été développé dans le monde des séries médicales… La série suit deux ambulanciers chevronnés et meilleurs amis, Johnny (Michael Mosley) et Hank (Kevin Daniels). Dans l’épisode pilote, ils accueillent un petit nouveau dans leur équipe, Brian (Kevin Bigley) qui va être la victime de nos deux compères. Cependant, Brian, s’il paraît innocent et naïf, n’en est pas moins intelligent. Les cas médicaux sont parfois loufoques, tout comme les patients, et nos secouristes sont mis dans des situations quelque peu inconfortables…
Rien de bien nouveau me direz-vous. L’humour est gras, principalement situé en dessous de la ceinture. C’est grossier mais c’est drôle et ça fonctionne sur moi grâce à l’excellente dynamique entre les acteurs.

sirens article

Les fans de Castle reconnaîtront le triple tueur/3XK en la personne de Michael Mosley. Ce dernier n’a pas le charisme d’Andy Samberg ou de Zach Braff et ce n’est  pas le personnage le plus comique, mais justement, il équilibre le trio d’ambulanciers. Les meilleures répliques reviennent à Kevin Daniels dans son rôle d’homme noir et gay (pensée pour Andre Braugher de Brooklyn Nine-Nine) et les meilleures maladresses à Kevin Bigley.
Je tiens à préciser qu’il s’agit avant tout d’une série de mecs. Les femmes sont reléguées aux rôles d’ex ou de mère trop protectrice et ce sont, pour le moment, leurs atouts physiques qui sont mis en avant (vous ne verrez plus les pantalons de yoga de la même façon les filles !), plus que leurs qualités intellectuelles.

La version originale de Sirens, est beaucoup plus dramatique que la version US et elle s’intéresse un peu plus à la vie des personnages en dehors de leur travail. Les situations sont moins outrancières et traitées avec un certain flegme. La trame de départ est la même mais le public est différent. Dans la version made in UK, mention à Richard Madden dans le rôle de l’ambulancier gay, qui s’est depuis fait connaître grâce à Game of Thrones (Robb Stark) ainsi qu’à la bande-originale de la série, assez moderne.

madden siren article

Au final, ce visionnage n’est pas 100% anglais mais pour quelqu’un qui ne regarde généralement que des séries américaines, je me félicite de mon ouverture d’esprit et je vous invite d’ailleurs à faire de même. La prochaine étape ? Les séries Australiennes, à moins que Clara ne me devance…

P.S : Je souhaite un bon anniversaire à Sarah Michelle Gellar, mon idole de jeunesse qui fête, aujourd’hui, ses 37 ans.

smg article

 

2 réponses à “Semaine d’un sériephile (30) : Cuckoo, Moone Boy, Sirens (US)

  1. Haaaaaaan Sirens version USA mais voyons !!! Sinon tu m’as donné envie de voir Cuckoo :) Mais pas accroché à Moone Boy, une autre fois peut-être !

  2. Mais j’ai vu un peu de Sirens UK aussi :) Mais je trouve que c’est très différent et j’ai moins accroché. Tu me diras ce que tu en a pensé pour Cuckoo.

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