Semaine d’un sériephile (43) : Outsourced, Young and Hungry, Mr Sloane

L’été c’est l’heure de la légèreté et comme les séries se font rares, je suis allée fouiller dans les archives de NBC, je n’ai pas eu peur de me frotter à ABC Family (dixit la fille qui connaît tous les programmes de The CW), et je suis allée faire un tour chez nos amis les anglais, où j’y ai même croisé Serge, le spécialiste des séries décalées made in England.

Outsourced

Si vous avez envie de changer d’air, c’est cette série qu’il vous faut : suite à la délocalisation de son entreprise, un américain se voit contraint de démarrer une nouvelle vie en Inde et de former les nouveaux employés aux rudiments de la vente par correspondance tout en les familiarisant avec un catalogue de gadgets souvent inappropriés et/ou très marqués culturellement parlant : coussin péteur, faux seins qui dansent, gants géants en mousse (vous savez, ce que secouent les supporters américains lors de rencontres sportives en tout genre) etc… Au choc des cultures s’ajoute l’accent irrésistible des Indiens parlant anglais, les têtes effarées du “manager” local (Rizwan Manji), ou encore des personnages haut en couleurs comme Gupta (Parvesh Cheena), l’homme-qui-parlait-trop-mais-qui-est-tellement-gentil-qu’on-a-de-la-peine-pour-lui. On ne se moque pas tant de la culture locale que du beaufisme américain dans toute sa splendeur : tradition contre pop culture américaine.

OUTSOURCED article 1

On passe un bon moment avec ces joyeux lurons même si Outsourced tombe dans la facilité avec certains clichés sur la nourriture indienne peu digeste pour un occidental ou encore les bons sentiments dont fait preuve Todd Dempsey (Ben Rappaport) envers ses nouveaux employés. Attention également, Outsourced n’est pas une série touristique, le téléspectateur jongle entre un nombre de décors restreints que sont le  bureau, la salle de pause, la cantine et le marché.

Je déconseille le binge-watching pour cette série. Il faut savourer les 24 épisodes de sa seule et unique saison. Autrement, c’est l’overdose assurée !

Young and Hungry

Je ne supporte plus les sitcoms, les regards appuyés de leurs personnages venant de balancer une réplique censée être drôle et SURTOUT leurs rires enregistrés ! J’ai fait une petite exception récemment avec Young and Hungry. Cette nouvelle comédie met en scène Emily Osment (vue dans Hannah Montana et accessoirement petite sœur de celui qui voyait des morts dans le film Sixième Sens) dans le rôle de Gabi, une jeune cuisinière se faisant embaucher par un riche et jeune entrepreneur.

YoungHungry article 1

Commençons par les critiques négatives. L’humour est basique et on anticipe les blagues et les situations. Mais la série s’appuie sur des personnages sympathiques. Ils ne sont pas tous aussi drôles que dans 2 Broke Girls, cependant ils forment une sacrée équipe. Emily Osment est jeune et dynamique, et elle est douée dans la comédie. Ses mimiques sont à la limite de la caricature, mais l’actrice donne de la fraîcheur à ce décor en carton-pâte. Son personnage est rêveur et maladroit et j’ai très envie de continuer l’aventure avec elle, surtout si l’amour s’invite au menu.
Je vous ai déjà dit que j’étais légèrement fleur bleue ?

Mr Sloane

Changement d’ambiance, après l’Inde et la gastronomie, direction l’Angleterre des années 60 et la rencontre avec un homme en pleine crise, Mr Sloane (Nick Frost). Dès le départ, on sait que l’on est tombé sur un loseur. Il rate tout : son mariage, son suicide, sa carrière professionnelle. Quitté par sa femme, viré de son boulot, Jeremy Sloane est atteint d’une sorte de démon de midi et s’attache à une jeune fille qui a la moitié de son âge.

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Elle voit surtout en lui un homme tendre et drôle qui lui fait office de figure paternelle. Évidemment Mr Sloane ne le voit pas sous cet angle et continue à essayer de la séduire. Autour de cette intrigue principale, gravitent les amis de Sloane pas moins ratés que lui : un père irresponsable, un adulte qui refuse de grandir… Le tout complété par une voisine un peu trop curieuse.
On n’a pas pour habitude de voir Nick Frost dans ce registre là, mais les sixties lui réussissent plutôt bien. Mr Sloane étant une comédie dramatique, on ne rit pas à gorge déployée, et l’humour noir dépressif peut dérouter. Mais pour les fans de l’acteur et de l’époque, elle vaut le détour.

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