A la loupe : Parenthood « May God Bless and Keep You Always » [SPOILERS]

Les Braverman ont tiré leur révérence. Le jeudi 29 janvier a été diffusé le 103ème et dernier épisode de Parenthood. Vous n’en avez peut-être jamais entendu parler. Elle n’aura pas fait des ravages comme les stars d’HBO que sont Girls ou Game of Thrones. Elle n’aura pas suscité de débats enflammés parmi les rédacteurs de Séries Chéries. Néanmoins, pour le cercle intime de ses fans, c’est une aventure de six ans qui s’achève. Six ans passés auprès de cette famille formidable, dont on avait l’impression de faire partie, et au sein de laquelle on se sentait bien. Parenthood, c’était notre dose « feel good » de la semaine.

On y suivait les relations de trois générations de Braverman : Zeek (Craig T. Nelson), et Camille (Bonnie Bedelia), les chefs de clan ; Adam (Peter Krause), Sarah (Lauren Graham), Crosby (Dax Sherpard), et Julia (Erika Christensen), leurs enfants ; et les enfants de ces enfants. Parenthood, c’était de magnifiques moments d’échanges en famille. Les plus touchants étant ceux où le patriarche donnait des conseils à sa progéniture – du haut de ses 75 ans passés, il avait tout vécu, jusqu’à la guerre du Vietnam. Zeek, savait fédérer. Bougre borné au cœur tendre, il avait toujours le mot juste pour réconforter ses enfants et ses petits-enfants.

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Et d’autres suivront…

Si l’arc narratif de Parenthood est assez classique, à savoir faire de son mieux pour bien élever ses enfants, et leur donner les armes nécessaires pour affronter le monde, l’intérêt de la série résidait dans le fait que chaque membre du clan se différenciait de l’autre par son parcours, sa personnalité propre. Adam, l’aîné, est l’homme responsable par excellence (limite chiant), celui vers qui tout le monde se tourne, qui pense aux autres avant de penser à lui et qui devra affronter avec sa femme Kristina l’asperger de son fils Max. Sarah a eu une adolescence plutôt tumultueuse, n’a pas fait d’études, et s’est mariée jeune avec un musicien alcoolique qui lui a fait deux enfants avant de partir en désintox. Sensible et généreuse, elle n’est pas sans nous rappeler Lorelai Gilmore, une mère célibataire qu’incarnait déjà l’actrice dans Gilmore Girls. Crosby, ingénieur du son, plutôt irresponsable, est celui qui changera le plus, en découvrant dans la saison 1 qu’il avait un fils caché. Enfin, Julia, la petite dernière, avocate hyper sérieuse, est mariée à Joel, le gendre idéal. Tous autant qu’ils sont ont partagé à un moment ou à un autre des phases de peur et d’acceptation de soi qui perdurent à l’âge adulte. « Forever Young » chante Bob Dylan au générique. Il n’est jamais trop tard pour s’épanouir.

« May God Bless and Keep You Always » se termine exactement comme l’on s’y attendait, donnant aux personnages la fin qu’ils méritaient. Le mariage de Sarah avec Hank (Ray Romano), cliché certes, mais qui colle parfaitement avec l’esprit de la série, permet à tous les membres de la famille de se réunir et de terminer sur une note d’optimisme. Joe et Julia règlent leur problème de couple et accueillent un nouvel enfant adopté, Crosby prend enfin son envol avec la prise en charge de son label de musique, sans l’aide de son frère. Adam trouve enfin sa voix dans l’éducation. Max danse avec une fille au mariage de sa tante sous le regard ému de ses parents.  Il pourra avoir une vie presque normale.

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Première et deuxième générations de Braverman

Avec une saison 6 centrée sur Zeek, cet épisode final apparaît comme son au revoir à lui. Le patriarche arrivant à la fin de sa vie suite à des problèmes cardiaques se retourne sur son héritage et jette un regard bienveillant sur ceux qu’il a élevés. Il part tranquillement dans son sommeil. L’épisode choisit de célébrer sa vie. Pas de réunion larmoyante autour de son cercueil. Chacun disperse ses cendres sur son terrain de baseball favori pour ensuite s’adonner au jeu préféré de l’Amérique.

Ce dernier épisode est le reflet de ces six saisons. Il apporte son lot de joies et de pleurs, de beaux moments d’émotions collant à chaque personnage- oui, parce que cette série n’a pas son pareil pour vous faire verser votre petite larme. Les acteurs sont toujours excellents, toujours dans le ton, sans en faire trop. Même si les scènes du flashforward paraissent trop belles pour être vraies – tout le monde souriant, ayant trouvé le bonheur – on s’en fiche. Parenthood c’était des leçons de vie du quotidien. La famille, ce n’est pas que des prises de têtes. Elle vous permet de vous relever quand vous êtes au plus mal.

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Ce n’est qu’un au revoir.

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