A la loupe : Wet Hot American Summer, First Day of Camp

Ça y est. Les cours, le boulot… tout le monde a rempilé pour une année. Nous, chez Séries Chéries, pour prolonger un peu les vacances, on a décidé de consacrer ces deux premières semaines de rentrée à vous raconter ce que vous avez manqué en matière de séries cette été.

L’article d’aujourd’hui est consacré à Wet Hot American Summer : First Day of Camp (un peu longuet, donc pour simplifier on l’appellera Whas).  Produite par Netflix,  les huit épisodes de la série sont tombés le 31 juillet dernier. Deux cas de figures s’offrent à nous pour appréhender ce phénomène.

1. Ceux qui connaissent le film dont la série est dérivée :

En effet, Whas est la déclinaison d’un film apparemment culte outre-Atlantique mais dont nous, Français, n’avons jamais entendu parler. A l’époque de sa sortie, au début des années 2000, le film réalisé par David Wain a fait un gros bide avant de gagner sa place sur le podium des comédies kitchs et cultes. Il raconte le dernier jour de colonie d’un groupe d’ados dans les années 70. Whas, la série, est un prequel qui revient sur les premiers jours des héros du film. La force du projet repose sur sa panoplie de stars qui ne sont autres que les mêmes acteurs du film original ayant accepté de reprendre leur rôle. Si vous êtes fans du film et que vous regardez la série en connaissance de cause, vous avez de grandes chances d’être séduits. 

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2. Les néophytes :

Après le premier choc, ça peut fonctionner. Encore faut-il avoir le bon état d’esprit. La série, consternante et lourdingue à souhait aux premiers abords, avec ses acteurs qui surjouent et enchaînent les blagues vaseuses, sait aussi être drôle si on la prend au 10ème degré. Pour les fans du style vestimentaire de l’époque, vous allez être servis : shorts en jean coupés, mosaïque de couleurs, chaussettes remontées… bref, la totale.

L’intrigue ne tient pas la route une seconde, mais peu importe. Si on décide de regarder le deuxième épisode, on ne le fait pas pour la solidité du scénario, mais pour son casting 4 étoiles et sa capacité à l’autodérision très appréciable. Jon Hamm en assassin du gouvernement? Un petit bijou. On s’amuse des stars internationales que sont Bradley Cooper, Amy Poelher, Paul Rudd et Elizabeth Banks en ado de 17 ans portant perruques et dégaines ridicules.

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Parmi ces personnages, pas un pour remonter le niveau, entre Coop (Michael Showalter), qui s’imagine toujours en couple avec une fille rencontrée l’été d’avant et qui n’a que faire de lui, Andy (Paul Rudd), dragueur à deux balles, Susie (Amy Poehler) responsable de l’atelier théâtre et metteuse en scène tyrannique, ou Gene (Christopher Meloni), ancien combattant devenu cuisinier qui parle aux boîtes de conserve.

En fait, la série n’est qu’une accumulation de gags énormes, dont la moitié ne marche pas. Et pourtant,  le spectateur s’en fiche. Whas fait délibérément le choix de l’exagération, du mauvais goût et de la bonne humeur. Je n’arrive toujours pas à me décider entre la série qui en fait beaucoup trop pour être culte ou la perle comique (si tant est qu’on aime ce genre d’humour potache). Et vous?

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