A la loupe : Flesh and Bone

Flesh and Bone est la nouvelle mini série en 8 épisodes de Starz , diffusée depuis le 8 novembre. Disponible en intégralité sur OCS GO, j’ai eu le temps d’en visionner la totalité pour vous en parler aujourd’hui (binge-watching quand tu nous tiens).

La série nous raconte l’arrivée dans la prestigieuse American Ballet Company (ABC), de Claire (Sarah Hay), jeune provinciale timide et fragile. Aux premiers abords, la série ne nous apprend rien du monde de la danse classique qui n’ait déjà été évoqué dans le film Black Swan, dans lequel Sarah Hay était d’ailleurs figurante.

Surdouée, Claire réussit la très sélective audition pour intégrer l’ABC, du premier coup. Dans un univers dépeint comme ultra compétitif, où toutes les ballerines rêvent du rôle de soliste dans le ballet de fin d’année, la petite nouvelle s’attire d’emblée quelques jalousies. D’autant plus qu’elle devient dès le premier épisode la nouvelle protégée de Paul Grayson (Ben Daniels), le directeur artistique mégalo et tyrannique qui dirige d’une main de fer sa troupe de danseurs. Ici, pas d’axe sur la folie du personnage comme le film, même si la série va également s’attacher à suivre l’évolution psychologique de Claire, qui, fuyant un passé tourmenté, se réfugie à New York et dans la danse, son seul moyen d’expression.

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La série soigne sa mise en scène : sombre, sensuelle et froide. Le premier épisode, légèrement décevant, laisse de côté ses personnages, très stéréotypés, qui rapprochent la série du soap drama. Petites pestes, troubles alimentaires, on comprend qu’entre la grâce du Lac des Cygnes sur scène et la dure réalité qui opère en coulisse, il y a un monde.

Dès le second épisode, une atmosphère encore plus sombre s’installe sur l’Américan Ballet Company. L’arrivée de Bryan (Josh Helman), le frère de Claire, fait valser par petites touches Flesh and Bone du côté de la série à suspense. L’héroine, confrontée à son passé traumatisant, essaie de se libérer de l’emprise malsaine de son grand frère. L’intérêt de la série réside dans l’interprétation de son actrice principale qui est à la fois, fragile, gracieuse, maladroite et de plus en plus sexuelle au fil des huit heures. Claire, renfermée sur elle même, est sans cesse renvoyée à son image de jeune fille frigide, face à une colocataire limite nympho, et une autre élève strip-teaseuse la nuit. La série éclot en même temps que son héroïne se dévoile, découvre son corps, sa sexualité. La danse, c’est son exutoire, contre un père castrateur ou un frère détraqué.

Flesh and Bone 2015

Les stéréotypes, décevants dans le premier épisode, sont pardonnés, alors qu’on découvre un peu plus les personnages secondaires par la suite : Mia, la colocataire qui se sert du sexe comme d’une arme, Daphné, émancipée financièrement grâce à l’argent du strip-tease, Kiira, l’étoile déchue. En huit heures, la série ne s’éparpille pas et préfère une intrigue un peu simpliste certes, mais la complexité du personnage principal suffit à captiver. C’est sans compter les scènes de danse, d’un beau réalisme.

Flesh and Bone

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