Semaine d’un sériephile (8) : Sorcières et Vampires

A trois jours d’Halloween, voici un visionnage 100% fantastique, avec de nouvelles séries inédites !

Des sorcières sexy

Adaptée d’un roman de Melissa de la Cruz intitulé Les Sorcières de North Hampton, Witches of East End est diffusée sur la chaîne Lifetime (tout comme Drop Dead Diva ou Devious Maids), dont le public cible est quasi exclusivement féminin.
La série relate l’histoire de Freya et de sa sœur Ingrid qui, au cours d’évènements fâcheux, découvrent qu’elles sont des sorcières et qu’elles possèdent des pouvoirs magiques. Leur mère, Joanna, est elle aussi une sorcière, ainsi que la sœur de cette dernière, Wendy.

Witches of East end article

La série est très proche du soap. Du point de vue des intrigues, les personnages sont confrontés à des conflits familiaux, des rivalités fraternelles, des histoires d’amour triangulaires, des secrets cachés etc… Les physiques des interprètes sont avantageux et mis en avant ce qui rend la série encore plus sexy que son ancêtre, Charmed. Car oui, on ne peut éviter la comparaison : deux sœurs sorcières, l’une amoureuse d’un flic et l’autre d’un bad boy mystérieux, un grimoire familial, un chat noir au collier étrange, des démons qui veulent leur mort… les similitudes ne manquent pas.
Witches of East End est en fait un véritable mélange entre Charmed et le film Les Ensorceleuses avec Sandra Bullock et Nicole Kidman : des relations familiales et amoureuses, du surnaturel et une touche d’humour (souvent dû à la maladresse d’Ingrid ou à l’immaturité de la tante Wendy). Les effets spéciaux ne sont pas très spectaculaires mais ils sont plutôt sophistiqués (la fleur de Freya qui se teint progressivement en rouge à la vue du frère de son fiancé, comme pour marquer à la fois la timidité et l’amour passionnel, ou encore le moment où cette dernière s’enfuit et où un vase vole en éclat, au ralenti).
Je ne regrette qu’une seule chose :  les discussions sont dignes de livres à l’eau de rose lorsqu’il y a des tensions amoureuses.

Malgré cela, je reste bon public pour ce genre de show. J’avais par exemple adoré The Secret Circle même si cette dernière manquait cruellement de démonstrations magiques ce qui n’est pas le cas avec Witches of East End car dès les premiers épisodes on assiste à des incantations et à la mise en place de sortilèges.
Cette série correspond totalement à l’ADN de Lifetime donc il est possible qu’il ne s’agisse pas du genre de série de sorcières auquel vous vous attendez. Mon côté romantique me fait adhérer à la série, cependant si vous préférez la sorcellerie version sombre et cruelle, je vous renvoie à American Horror Story : Coven

Bitchcraft

Il s’agit de la 3ème saison de la série American Horror Story (AHS pour les habitués). Si la première saison prend place dans une maison victorienne et la seconde dans un asile psychiatrique, cette 3ème saison s’intéresse de très près à une école de sorcières. Et nous ne sommes à pas à Poudlard, c’est certain.

Au programme du premier épisode, nous faisons la connaissance de quatre jeunes filles aux dons particuliers : Zoe Benson, qui a le pouvoir de tuer les hommes au cours de relations sexuelles, Madison Montgomery, une jeune starlette de cinéma qui a le don de télékinésie, Queenie, qui est une poupée vaudou humaine et Nan, une médium. Elles sont supervisées par Cordelia Foxx, sorcière douée pour les potions et accessoirement fille de la Supreme, soit une super sorcière -la seule de sa génération d’ailleurs, ça vous rappelle quelqu’un ?- qui possède tous les pouvoirs possibles et inimaginables.
L’histoire se déroule à la Nouvelle-Orléans, ville apparemment mystique. L’atmosphère dans les rues de la ville est pesante, on la croirait quasi déserte. Quant à la maison qui abrite nos sorcières en herbe, elle est peu accueillante, froide, et bien trop grande. Qui sait ce qu’elle renferme ?

American Horror Story : Coven

Mélange d’humour noir, de magie noire, American Horror Story : Coven met mal à l’aise plus qu’elle n’horrifie, en tout cas pour le moment. Les plans sont recherchés, la série de Ryan Murphy est esthétiquement belle, intéressante à regarder, ne serait-ce que dans sa forme.
Point important mais que je ne considérerais pas comme une point négatif, la série n’est ni haletante ni spécialement intrigante : on ne voit pas encore bien quel(s) dessein(s) peut avoir la Supreme (en dehors de sa quête de jeunesse) ni comment nos jeunes sorcières vont évoluer. Mais elle a cette noirceur qui la différencie des séries de sorcières que l’on nous propose habituellement. American Horror Story : Coven n’empêche pas non plus de dormir, elle est juste angoissante, parfois glauque et sinistre. C’est une bonne chose pour moi, qui fuis tout ce qui relève de l’horreur et du gore. Cette série ne tombe pas là-dedans, les thématiques sont présentes mais l’angle est subtil.

Des vampires pas si originaux que ça

Pour ce dernier visionnage, on reste à la Nouvelle-Orléans. Il faut croire que cette ville est un bon point de départ pour les histoires surnaturelles…

The Originals  est le spin-off de The Vampire Diaries, série dont je me suis lassée, notamment à cause de son interprète principale que je considère comme une Meredith Grey bis. Tellement ennuyeuse !
Je partais donc avec un a priori qui ne s’est qu’à moitié confirmé. Comme vous pourrez le lire ci-dessus, il  y a du bon et du moins bon.

the originals article

En quelques mots, Klaus est de retour à La Nouvelle-Orléans pour s’apercevoir qu’un ami de longue date a investi les lieux et s’est imposé comme “roi” de la ville. Seulement, personne ne dicte sa conduite à Klaus, encore moins si cette personne lui doit tout. L’élève a dépassé le maître mais le maître ne compte pas en rester là.

Concernant les aspects positifs de ce nouveau show : finis les triangles amoureux, les problèmes d’adolescents et les pleurnicheries, bienvenue dans la vie adulte. Klaus, Elijah et Rebekah ont plus de 1000 ans, un passé bien rempli et forcément beaucoup d’ennemis. Si les  flash-backs des frères Salvatore nous faisaient remonter le temps jusqu’au 19ème siècle, les Originaux, qui ont à leur compteur un millénaire d’existence risquent de nous faire parcourir des siècles d’Histoire, ce qui promet d’être dépaysant.

Les côtés négatifs sont les suivants : nous ne sommes plus à Mystic Falls, certes, mais les intrigues se ressemblent beaucoup. On nous ressert la sempiternelle histoire de rivalité vampire vs sorcières vs loups-garous ainsi que la facilité avec laquelle Klaus (le personnage principal) se débarrasse temporairement de ses frères et soeurs.

Pour ceux qui connaissent déjà The Vampire Diaries, les ficelles sont les mêmes, du coup il n’y a pas vraiment de twists bluffants, pas de surprises dans le déroulement des faits. L’action n’est pas non plus au rendez-vous. Ex-fan de Klaus, je me fiche un peu de ses problèmes égoïstes et de son “combat” contre Marcel. Même en me montrant la part d’humanité de ces vampires, j’ai du mal à m’intéresser à leur sort. Seule Rebekah trouve encore, à mes yeux, de l’intérêt. Elle se situe clairement entre ses deux frères, ni cruelle et avide de pouvoir, ni calme et réfléchie. Et puis c’est le seul rôle principal féminin dans un univers qu’il ne l’est pas vraiment. Bref, The Originals ne me captive pas, je m’ennuie et j’ai tendance à vouloir zapper beaucoup de passages pendant mon visionnage, ce qui n’est jamais bon signe.

8 réponses à “Semaine d’un sériephile (8) : Sorcières et Vampires

  1. BON je crois que je vais mater un peu Witches of the East End, tu as fait la comparaison avec Charmed, c’est terminé pour moi. *Guilty Pleasure*. Et faut trop que j’entame American Horror History… Beaucoup trop de choses regarder.

  2. American Horror Story c’est psychologique. Witches of East End c’est du soap girly, rien de psychologique là-dedans. Chacune à son charme et on ne les regarde pas pour les mêmes raisons. Je vais sérieusement regarder la première saison de AHS. La seconde me stresse trop, rien qu’à son synopsis…

  3. Pour les fans de Buffy, on retrouve l’acteur Tom Lenk qui jouait le rôle d’Andrew (Le Trio) dans les saisons 6 et 7. Il joue ici dans Witches of East End, un collègue d’Ingrid à la bibliothèque.

  4. Rien de suprenant à ce que baucoup de séries fantastiques (et particulièrement d’histoires de vampires) se déroulent à la Nouvelle-Orléans. La ville s’est batie une mythologie du surnaturel depuis qu’Anne Rice y a écrit Entretien avec un vampire (qui se passe en partie là-bas). Depuis 20 ans la ville joue à fond ce côté mystique et fantastiques (visites guidées au flambeaux, vampires tours, vaudou cheap à chaque coin de rue…) et compense son abandon progressif (cf Treme et la tripotée de films tournés en Louisiane ces dernières années qui montrent un monde à la limite de la sauvagerie).
    J’ajoute la saison 3 d’AHS à ma liste de pechés mignons pour les vacances !

  5. Je n’y suis jamais allée (des vampires tour, sérieusement ?!!). Je ne renie pas le charme de l’endroit ni le potentiel mystique mais c’est un peu redondant je trouve, trop évident.

  6. Bien d’accord, c’est très (trop ?) attendu et ça commence à lasser (surtout que la ville est très rich culturellement et ne se limite pas à ça, il y a une histoire et des cultures magnifiques qui mériteraient d’être abordées). Sur place ça a vraiment un côté too much mais c’est fun, ils sont quand même à fond dans le truc (on peut acheter des cercueils dans les boutiques de souvenir, c’est dire…).
    Désolée pour le hors-sujet.

    • Ce n’est pas hors sujet puisque dans ces deux séries, la ville tient vraiment un rôle important dans l’intrigue. Et si tu t’y es déjà rendue c’est chouette de nous avoir donné ton impression :)

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