Semaine d’un sériephile (26) : Grey’s Anatomy, Parenthood, Revenge [SPOILERS]

Le 27 février revenaient bon nombre de séries qui s’étaient retirées pour la pause hivernale. Parmi elles, les sentimentales Grey’s Anatomy et Parenthood qui sont adeptes du larmoyant mais savent aussi nous faire rire. Revenge, quant à elle, délicieux guilty pleasure, célébrait son retour la semaine passée. Pour tout avouer, je n’étais réellement impatiente d’en retrouver aucune, puisque Grey’s Anatomy nous surprend moins qu’avant et dure déjà depuis un sacré nombre d’années, Parenthood ne fait pas dans le grandiloquent mais est une de mes préférées. Revenge est de qualité très inégale et m’avait même lassée. Je pense que les récits de vengeance seraient parfaits pour le format mini-série mais pas pour des saisons si longues. Néanmoins le casting n’est pas déplaisant et le rôle sied bien à Emily Vancamp qui a évolué depuis son rôle d’Amy dans Everwood. (Nous l’avions déjà retrouvée dans Brothers & Sisters). Je reviens donc aujourd’hui sur les derniers épisodes de ces trois programmes… en bout de course ?

Grey’s Anatomy – 10 saisons et toujours debout

La série médicale s’achemine déjà vers sa 11ème saison, laissant aux fans une inquiétude : qu’elle reproduise le schéma d’Urgences qui avait perdu son charme et son essence. Grey’s Anatomy tient-elle encore la route ? Je vous conseille ce très bon article de @gehenne qui célèbre la constance de Shonda Rhimes. Si la série réunit toujours son audience après autant d’années, c’est principalement grâce à sa créatrice qui trouve toujours moyen de relancer les intrigues même si quelques personnages s’essoufflent.

grey's anatomy nouvelle génération

Alors, quel bilan après le retour de mi-saison ? Nous avions laissé April en pleine cérémonie de mariage ; le suspense était à son comble puisqu’Avery avait interrompu les tourtereaux de manière épique -il ne manquait plus que ça au drama pour parfaire sa collection de lieux communs. On le sentait venir, pourtant l’épisode a bien pris et donné à la deuxième partie de la saison une dynamique intéressante. On ne pouvait plus affronter de fusillades, de catastrophe naturelle ou autre crash d’avion, il nous fallait des intrigues plus classiques, qui nous permettent de traiter la psychologie des personnages. A ma grande surprise, le retour est réussi et la série toujours autant efficace. Le plus grand point fort de cette saison ? Avoir rendu intéressante la nouvelle génération qui m’avait laissé relativement froide jusqu’là. C’est d’autant plus intéressant que Derek et Meredith ne proposent plus grand chose de nouveau.  L’arrivée du père de Karev était un point positif mais je ne me suis pas beaucoup investie dans cette intrigue. En revanche, j’avoue avoir été captivée par la relation entre Owen et Cristina qui n’en est pas à son premier revirement. Le couple Callie/Arizona est toujours aussi beau et traité avec beaucoup de justesse, c’est appréciable. A mon sens, ces épisodes seraient parfaits pour acheminer les personnages vers la sortie et je vois d’un mauvais œil la volonté d’ABC de continuer encore plusieurs saisons. Si à ma grande surprise, je trouve toujours un intérêt à suivre les aventures de Bailey et cie (Marianne Levy a écrit une lettre d’amour à notre Miranda chérie) il faut être lucide : ça ne va pas durer. A moins de faire un spin-off uniquement consacré aux petits nouveaux…

Parenthood – Les Braverman sont de retour !

Quel plaisir de retrouver les Braverman. Les personnages marquants de la saison ? Julia et Hank. J’ai immédiatement adhéré au parallèle entre le photographe qui commence une psychothérapie et Max, le jeune autiste. Mention spéciale pour Adam et Kristina, ses parents, qui sont devenus un de mes couples préférés de télévision.

Le fil rouge de la mise en vente de la maison familiale continue cette année, prétexte aux querelles familiales et moyen de remettre en cause l’équilibre Camille/Zeek. Comme Sarah le fait dans sa vie privée, la matriarche des Braverman décide de changer de ligne de conduite et de penser à elle avant tout puisqu’elle s’est toujours sacrifiée pour sa famille et son mari. Son départ en Italie n’est probablement pas l’intrigue la plus populaire ou bouleversante mais brille par son réalisme -qu’il s’agisse de la bataille de Kristina pour que son fils trouve sa place à l’école et combatte sa maladie ou du quotidien des grands-parents, le réalisme est toujours de mise, nous permettant de nous identifier aux personnages. Le développement de la relation fraternelle entre Amber et Drew est à la fois touchant et amusant, il aurait été dommage de ne pas exploiter le parallèle entre leurs ruptures respectives.

Un bémol toutefois : nous n’entendons plus parler d’Haddie qui est semble-t-il sortie des esprits. Si l’actrice n’a pas prévu de faire de nouvelles apparitions dans la série, on pourrait tout de même montrer que ses parents ne l’ont pas oubliée et lui accorder quelques références. Cela serait-il le signal du déclin de la série qui brillait pour ne laisser aucun personnage de côté et répartir les intrigues avec une parité inégalable ? Sur ce point, Parenthood perd en qualité. D’ailleurs, les audiences sont en péril cette année et nous permettent bien des inquiétudes. Sera-t-elle renouvelée ?

julia braverman

Revenge – Black out

La saison 3 redistribue les cartes et revitalise le soap-opera qui perdait de la vitesse. Le nouveau fil rouge de la saison : les black-out d’Emily qui la renvoient au passé de sa mère. A-t-elle développé la même maladie mentale ? Ce parallèle qui fragilise la jeune femme alors même qu’elle avait décidé de réaffirmer sa quête de vengeance me plaît beaucoup même si je crains que les scénaristes ne trouvent une pirouette pour couper court à tout cela. Le personnage de Justin Hartley me semble mal exploité, le dernier épisode nous a offert un dénouement relativement attendu, dommage ! Si la saison offre des pistes intéressantes et des scènes entre Emily et Aiden assez touchantes, on se demande toujours où tout cela peut nous mener. Pour une fois, ce flou a un intérêt : on se met dans la peau d’Emily, totalement troublée par ses black-out, à ne plus pouvoir reconstituer la chronologie des événements. On attendra la fin de saison pour poser notre verdict…

revenge -black out

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