Rencontre avec Sylvain Saada, scénariste de la série les hommes de l’ombre

À l’occasion de la diffusion du premier épisode de la série Les hommes de l’ombre ce soir sur France 2, Séries Chéries a interrogé Sylvain Saada, scénariste de la série.

LES HOMMES DE L'OMBRE
Dans la saison 3, la série se centre plus particulièrement sur le duo de personnage Alain Marjorie (Nicolas Marié) et Simon Kapita (Bruno Wolkowitch), tandis qu’Elisabeth Marjorie (Carole Bouquet) et Ludovic Desmeuze (Grégory Fitoussi), très présents dans les deux saisons précédentes, sont moins exploités. Quelles sont les raisons de ce changement de point de vue ?

Elisabeth Marjorie est très présente dans la série, en tout cas très importante, pas moins que dans la saison 2. Pour Grégory Fitoussi, c’est simplement dû au fait qu’il est lié à une personne clef (Anne Marie Carrère) mais secondaire de cette saison. Il n’était pas possible de lui donner un rôle à la hauteur de Bruno Volkovitch, dans un affrontement  fratricide que nous aurions aimé, parce qu’il n’y avait pas, face à Marjorie et l’Elysée, un ennemi unique et clairement identifié comme dans la saison 1, qui aurait justifié une telle bataille médiatique entre les deux hommes. Dans cette saison, le plus grand ennemi du président, c’est lui même…

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Pour brosser le portrait du président Marjorie, qu’on sent très réaliste, vous êtes-vous inspiré de personnages existants ?

En développant  le personnage, nous avions la volonté et le souci, justement, de créer un personnage de fiction, le plus éloigné possible de ceux qu’on connaît. Nous ne sommes pas responsable du fait que le vrai président actuel se soit mis à ressembler à notre faux président à nous… ( et n’oubliez pas que nous avons écrit cette saison avant qu’un certain trajet du président en moto ne soit dévoilé, et avant que les futurs candidats de droite comme de gauche ne reprennent nos idées de réforme… ou ce référendum).

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Sur le même thème que votre série, on a pu voir Baron Noir cette année sur Canal+. Y a-t-il une raison pour le retour de ce genre fictionnel aujourd’hui, alors que, paradoxalement, les électeurs semblent se détourner de plus en plus de la politique ? Pensez-vous que ces expériences saluées positivement par la critique vont ouvrir la voie à plus de séries politiques ?

Ce genre fictionnel s’impose de lui même, par les affrontements terribles qu’il propose, la cruauté des destins, la violence des rapports, l’exacerbation des sentiments, les tragédies quasi antiques qu’il propose à travers des personnages emportés par leur quête du pouvoir comme par un certain souffle du destin.

Personnellement , je pense que cette fenêtre va se refermer assez vite, à moins de basculer clairement du côté de la comédie…

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