5 pires familles avec qui passer Noël

🎵It’s the most wonderful time of the year🎵… Enfin, pas forcément, ça dépend bien entendu de la météo, du prix des marrons glacés et de l’état des relations familiales de chacun. Du coup, entre le réchauffement climatique et la baisse du pouvoir d’achat, l’ambiance n’est plus toujours au winter wonderland – surtout que la montée des fascismes est un terreau particulièrement fertile pour des engueulades dès l’apéro.

Donc cette année, on pense aux déçu.e.s de Noël, ceux et celles qui redoutent un peu le retour au bercail, et aussi ceux et celles qui le vivent bien mais qui savent qu’à un moment ils devront aller s’enfermer dans les toilettes pour décompresser pendant un interminable  débat sur les gilets jaunes, ou encore ceux et celles qui regrettent de ne pas pouvoir être en famille – et on vous invite à relativiser à l’aide des séries : vraiment, ça pourrait être encore pire. Car vous pourriez passer Noël dans ces cinq  tribus de séries :

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Malcolm

Malcolm n’a pas de nom de famille officiel, mais ça n’empêche pas sa fratrie et ses parents d’être particulièrement encombrants. Même si on adore assister à leurs frasques en tant que spectateurs, vu de l’intérieur, imaginez un peu : réveillonner en leur compagnie, c’est la garantie d’être malade et/ou estropié le lendemain. Après tout, vous n’avez sûrement pas un système immunitaire, des os et une résistance à la douleur aussi solides que le reste de la famille. Comment survivrez-vous alors à la dinde, sûrement fort périmée (Lois n’a pas pu résister à une telle affaire) et peut-être farcie du hamster de la classe de Dewey (dans une tentative bien mal avisée de concocter un turducken) ? Aurez-vous les nerfs assez solides pour affronter les cadeaux piégés de Reese, les arnaques de Francis, et un sapin de Noël qui peut prendre feu à tout instant (Hal, jaloux des décorations du voisin, a décidé de mettre le paquet question guirlandes) ? Et encore, ça, c’est si Lois n’annule pas purement et simplement Noël…

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Les Soprano

A première vue, accepter une invitation dans la famille Soprano pour les fêtes ne semble pas une mauvaise idée. C’est l’assurance de manger de bons petits plats italiens préparés par Carmela, mère au foyer et cuisinière hors pairs, d’avoir des conversations intéressantes avec Meadow, étudiante appliquée, de rire aux bonnes blagues de Tony, père de famille boute-en-train bien qu’un peu vulgaire et d’observer les ravages de l’adolescence chez Anthony Jr. (ce qui est un spectacle en soi). Famille traditionnelle (peut-être un peu trop vu les stéréotypes) et soudée, elle évoque à haute voix ses problèmes et y cherche des solutions dans l’amour et la compréhension. Oui mais voilà, il y a un hic dû à l’activité du chef de famille : pas évident de se sentir en sécurité avec un ponte de la mafia. Comment s’assurer que ce sourire qu’on vous fait est sincère ou qu’il faut y lire un sous-entendu inquiétant pour la suite ? Comment savoir si cet oncle absent ou votre propre petit ami n’ont pas été descendus à un coin de rue par la même personne qui vous tend les plats ? Avec des non-dits pareils, vous risquez d’avoir des sueurs froides.

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Les Pendragon (Kaamelott)

Et pourquoi pas célébrer la fin d’année dans une famille royale ? Après tout la trêve de noël est un moment d’accalmie dans les luttes de pouvoir et de succession, et l’occasion d’un bon banquet. Attention toutefois à choisir la bonne famille royale. On vous conseille d’éviter la Bretagne et la famille d’Arthur Pendragon. Non, ce n’est pas à cause de la propension de ses beaux-parents à gueuler pour n’importe quoi et à vouloir tout cramer. Ni à cause de la bêtise de sa femme Guenièvre ou de son beau-frère Yvain (oui, il est bien de la famille). Ni même de la mauvaise humeur d’Arthur lui-même, qui aime plus que tout vous faire la leçon. Quant à l’acrimonie et à la méchanceté de la mère et de la tante, il suffirait d’aller un peu plus souvent les voir à Tintagel pour que ça se calme. On peut se faire à toutes ces choses et apprécier le dîner qui finalement ressemble, de manière un peu exagérée certes, à l’image qu’on se fait d’un repas de famille de gros râleurs à la française qui confondent insultes et tendresse. Non la vraie raison d’éviter Kaamelott à tout prix, c’est la bouffe. Qui eut cru qu’on pouvait se couper la gencive avec un grumeau cuit ?

succession

Les Roy (Succession

Un Noël avec la richissime famille Roy serait une version hardcore d’un Noël avec l’ensemble du clan Hallyday, la mauvaise musique en moins. Logan Roy est un magnat des médias qui a bâti un empire. S’estimant self made man accompli, il ne peut s’empêcher de mépriser ses enfants – en particulier ses fils – qui ont grandi dans l’opulence, et de vouloir coûte que coûte les écarter de sa succession. Il faut dire que ces derniers  sont antipathiques, incompétents ou drogués, résultat probable d’une éducation basée sur l’humiliation et l’absence d’amour. Si on ajoute à cela des gendres abrutis, des cousins opportunistes et des belles-mères toutes-puissantes, l’ambiance est absolument dégueulasse, mâtinée d’insultes, de règlements de compte et de trahisons. Et comme on a pu le voir dans « l’épisode de Thanksgiving » ou dans «l’épisode du mariage » – la tribu n’a en effet pas renoncé aux fastueuses célébrations familiales – ce ne sont pas les excellents vins et la bouffe de luxe qui changeront quelque chose…

shameless

Les Gallagher (Shameless)

La famille Gallagher, ou plutôt la fratrie Gallagher, est extrêmement soudée. Monica et Frank, les parents, ont été, au mieux, défaillants et, au pire, abusifs ; malgré tout, leurs six enfants se sont débrouillés pour grandir et devenir, ensemble, des adultes beaucoup plus compétents et responsables qu’eux. Ils se serrent les coudes, s’encouragent à prendre de meilleures décisions, et se rendent service envers et contre tout. Et ça leur est bien utile, car ils ont le chic pour se mettre dans des situations pas possibles. Du coup, et même s’ils s’en sortent toujours (quoiqu’avec quelques égratignures), il ne faut pas compter sur eux pour célébrer Noël dans la quiétude et la sérénité. Dans la joie, ça, peut-être – les Gallagher savent et aiment faire la fête. Mais chez eux, une situation qui dégénère, ce n’est pas un oncle gênant qui se déhanche sur la macarena, non – c’est un risque d’overdose ou de coma éthylique, un père ivre mort qui vomit partout, un coup d’un soir amèrement regretté le lendemain, une querelle qui vire à la baston, des meubles cassés, la police qui débarque, et quelqu’un qui finit en prison. Bonnes fêtes !

2 réponses à “5 pires familles avec qui passer Noël

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir.

  2. Pingback: 5 couples de séries anti-Saint Valentin | Séries Chéries·

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