Que sont-ils devenus ? Keri Russell

Vous vous souvenez de ce joli minois d’élève modèle dans les années 90 ? Revenons quelques années en arrière. Fin des années 90, Keri Russell est révélée par le personnage de la naïve et romantique Felicity Porter dans la série éponyme diffusée en France par TF1 dès 1999.

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Quel choc au générique de la saison 2 de voir sa longue crinière coupée… La jeune étudiante à la voix reconnaissable entre mille commençait seulement à nous être familière, singulier personnage qui nous berçait par sa voix, se livrant, en off,  à des réflexions existentielles ou s’inquiétant de sa vie sentimentale. Mais déjà tout changeait, sa jolie chevelure était amputée, son besoin d’émancipation grandissait sous le regard médusé du téléspectateur tout de même ravi d’observer la jeune femme sortir de sa chrysalide. La série n’avait heureusement pas encore perdu son charme…La lycéenne perdue dans New York s’était muée en étudiante sereine et sûre d’elle, ses illusions d’enfant soit touchantes soit risibles s’étaient effacées, ou c’est tout du moins ce qu’il paraissait.


Voilà ce que représentait la série de J.J. Abrams et Matt Reeves ! Leur idée d’origine était assez simple à résumer : une lycéenne laisse tout tomber, renonçant même à une place dans une prestigieuse université pour suivre à New York un crush entretenu depuis l’adolescence. Tandis qu’elle découvre seule la grande pomme et s’émancipe de la cellule familiale, elle parvient à se constituer une petite bande d’amis. Le modèle de Felicity était donc rapidement posé : celui du teen drama mais avec des étudiants. Si l’on a eu James Van Der Beek pour Dawson, Claire Danes pour Angela, il ne faut pas non plus oublier Keri Russell et son personnage qui a tout de même duré 4 saisons ! Car cette discrète personnalité a pourtant été présente dès son plus jeune âge dans le paysage audiovisuel : tout d’abord aux côtés de Britney Spears et Justin Timberlake dans le Mickey Mouse Club puis dans Cherie, j’ai agrandi le bébé et enfin dans des petits rôles au cinéma.

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Peut-on parler de consécration avec la série de J.J. Abrams ? La série reposant largement sur ses épaules, cela ne semblerait pas anormal. On note que sa prestation lui avait valu le Golden Globe Awards de la meilleure actrice dans une série dramatique, lui ouvrant les portes de grosses productions telles que Nous étions soldats. Si elle est effacée et n’hésite pas à faire de petites pauses dans sa carrière quand elle en ressent le besoin, elle fait toujours des apparitions régulières au cinéma et se consacre de plus en plus à des films indépendants dont August Rush de Kirsten Sheridan. Elle a également joué dans Mission : Impossible III et s’est distinguée dans le film indépendant Waitress en 2007.

Depuis 2013, Keri Russell joue dans The Americans (sur FX) aux côtés de Matthew Rhys  (Brothers & Sisters). Synopsis :

« Phillip et Elizabeth Jennings, deux espions du KGB dont le mariage a été arrangé, s’installent avec leurs deux enfants dans la banlieue de Washington au début des années 80, juste après l’élection de Ronald Reagan à la Présidence. Se sentant une certaine affinité pour le mode de vie américain, le couple voit ses convictions mises à rude épreuve. Assumer une double identité va devenir de plus en plus difficile pour eux, d’autant qu’en cette période de Guerre Froide, le moindre faux pas peut leur coûter la vie… »

Cela surprendra le téléspectateur qui ne la connaissait que dans un rôle sentimental de la retrouver dans une série d’espionnage, c’est d’ailleurs tout l’intérêt de ce casting. Son jeu, tout en subtilité, permet de jouer avec les ambiguïtés du personnage, d’en montrer les différentes personnalités, de la mère aimante à l’agent double. Cette série complexe repose sur une oscillation constante des convictions de ses personnages. Sentiments, psychologie et action sont savamment distillés aussi, les diverses romances se retirent dès qu’elles risquent de devenir trop prégnantes et d’orienter la série vers une voie qui n’est pas sienne. Finalement, les conclusions des épisodes voient souvent la foi d’Elisabeth restaurée : ses mâchoires se referment, son regard se glace et semble à nouveau déterminé. Back to the statu quo. Le jeu de l’actrice est remarquable et fait l’unanimité, vous l’aurez compris. La série a été acclamée par les critiques mais est relativement passée inaperçue l’an dernier, à tort. Pourtant les promotions orchestrées par FX sont toujours extrêmement soignées, il est ainsi probable que sa popularité progresse considérablement cette année et que le bouche à oreille lui soit favorable. Si l’on n’a jamais pu parler de véritable consécration dans la carrière de Keri Russell, il semble donc que cette ère soit terminée, The Americans marquant l’âge d’or de sa carrière. Sa prestation juste et intelligente, en écho à celle de son partenaire Matthew Rhys devrait donc rester dans les annales.

the americans

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