Semaine d’un sériephile (48) : en mode rétro ! La Trilogie du samedi (4)

Être rédactrice pour Séries Chéries, c’est discuter à la pause café de ces séries qui ont marqué notre enfance puis notre adolescence, fouiner dans nos mémoires pour se rappeler de petits bijoux oubliés. Il y a quelques temps déjà, Maguelonne et Serge avaient eu la très bonne idée, dans leur semaine d’un sériephile, d’aborder les séries diffusées sur M6 lors de sa soirée mythique : La Trilogie du Samedi. Après un inventaire scrupuleux des fictions diffusées durant les 10 ans d’existence de ce programme, j’ai décidé aujourd’hui de vous parler de trois séries chères à mon cœur mais qui malheureusement ont eu une durée de vie assez courte : Roswell et Kyle XYdeux séries fantastiques adolescentes, et Prison Break avec le torse tatoué de Wentworth Miller.

Roswell
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E.T téléphone maison…

1947. Au cours de cette année s’est écrasé à Roswell, Nouveau Mexique, un disque. Ok, mais de quel genre ? D’après le gouvernement, il s’agissait d’un ballon sonde, mais les ufologues qui n’étaient pas de cet avis en ont profité pour s’emparer du phénomène, crier au complot et corroborer l’existence des extra-terrestres. C’est ainsi que cette petite ville, au préalable sans histoire, est devenue l’une des manifestations extraterrestres des plus célèbres. Diffusée dans un premier temps sur SyFy, Roswell, série éponyme (1999-2002), s’inspire en partie des livres de Mélinda Metz, Roswell High, pour ses personnages mais également pour son célèbre fait divers. Créée par Jason Katims (Parenthood, Friday Night Lights) la série est un savant mélange du genre fantastique et de la conspiration extraterrestre, et reste l’une des dernières du genre ufologique, remis au goût du jour à l’époque par X Files.

Avant de passer aux choses sérieuses, je vous laisse vous délecter du générique : quelle magnifique entrée en matière que le titre Here with me de Dido pour cette série considérée comme culte pour une ex ado des nineties comme moi.

Liz Parker (Shiri Appleby), gentille fille sans histoire, travaille pour le restau familial, le Crashdown, en dehors de ses cours. Un jour, une bataille éclate entre deux clients, un coup de feu est tiré et Liz est blessée. Max Evans (Jason Behr) se précipite pour la sauver. On découvre alors qu’il est doté de pouvoirs surnaturels, et qu’il ne vient vraisemblablement pas de cette planète. Cette action héroïque aura de nombreuses répercussions sur les vies de Max, Isabelle sa sœur (bonjour Katherine Heigl !) et leur ami de toujours, Michael (Brendan Fehr). Débute alors une série d’intrigues, de complots et de recherches pour découvrir qui ils sont et d’où ils viennent.

Roswell, sur fond de science-fiction, est avant tout une série adolescente. Et traite donc de l’adolescence. L’histoire nous est racontée grâce à la voix off de Liz, qui couche toutes ses pensées dans son journal intime (cela donnera d’ailleurs lieu à une situation stressante lors d’un épisode où le petit carnet va être volé. Oups !). La saison 1 tourne beaucoup autour de la relation entre la jeune fille et Max qui sont maintenant liés par un secret. Qui dit teen show dit presque toujours romance, la série est rythmée par l’amour impossible et l’irrésistible attirance des deux héros. Roswell traite aussi en majeure partie de la quête de l’identité, et de la difficulté du passage à l’âge adulte – classique. Dans cette ville des Etats-Unis où tout le monde croit aux aliens, le trio extraterrestre connait un sentiment d’étouffement et ressent un certain mal-être, à l’instar du jeune Superman de Smallville.

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La première saison, meilleure plus on avance dans les épisodes, maintient la tension et se termine par un twist final pour le moins inattendu. Beaucoup ont reproché à la série l’arrivée du personnage de Tess (Emilie de Ravin), au centre de ce cliffhanger. Or, son personnage, rendu antipathique pour une raison évidente, apporte un nouveau souffle à la série et permet de nous accrocher au radeau pendant toute la saison 2, de moindre qualité. En effet, Roswell a connu un succès limité et ne doit ses saisons 2 et 3 qu’à sa fan base. The WB, qui a consenti à poursuivre l’aventure, a cependant tenu à changer la direction que prenait la série et c’est vraisemblablement ce qui a aggravé la situation. Exit la love story, la deuxième saison beaucoup plus fantastique resserre l’intrigue autour de Tess, ce qui cause à Roswell la perte d’une partie de ses fans déjà trop peu nombreux. On chuchote que Smallville et son beau Tom Welling n’y seraient pas pour rien… Les plus fidèles des fans ont toutefois souhaité qu’on leur livre une saison 3. La dernière, la pire. Au cours de cette ultime saison, tout s’accélère puisque le temps est compté. Voulant apporter une jolie fin à chacun des personnages et clore les intrigues en cours, les scénaristes ont brûlé les étapes et m’ont – au contraire – laissé un goût d’inachevé.

Kyle XY
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Pas super niveau confort, mais chacun son truc après tout.

Kyle (Matt Dallas), un garçon d’environ 16 ans, se réveille nu comme un ver dans les bois. Désorienté, il ne sait pas parler et, fait très étrange, n’a pas de nombril. Placé dans un centre de détention pour jeunes, il est recueilli par Nicole Tregger (Marguerite Macintyre, maman Forbes de The Vampires Diaries), une pédopsychiatre qui décide de l’héberger dans sa famille, ce qui n’est pas du goût de ses deux enfants ni de son époux. Amnésique, le jeune homme montre très vite des aptitudes extraordinaires. La question de ses origines taraude son entourage et Kyle lui-même. Ici encore, le sujet central est le même : d’où vient-il ? qui est-il ?

Drôle et émouvante, la série tient la route et ne cesse de surprendre ses téléspectateurs grâce à de nombreux rebondissements. La saison 1, de 10 épisodes seulement, connait un succès monstre sur ABC Family, à tel point que le groupe M6 en rachète les droits. Originale et surprenante, on réapprend les choses de la vie à travers les yeux de cet ado nouveau né. Avec trois saisons au compteur – 22 épisodes pour la seconde et de nouveau 10 pour la dernière – sa diffusion en France aura été des plus chaotiques, ballottée entre W9 et M6, puis interrompue suite à des problèmes de doublage. Dans la lignée de sa cousine Roswell, Kyle XY aura plus ou moins connu un destin tragique. La série au garçon sans nombril pourrait faire partie de la liste des pires fins de séries. Une saison 4 ayant été initialement prévue, la saison 3 s’achève sur un énorme twist. Cependant, en raison de la mauvaise qualité de cette dernière et de la baisse des audiences, la chaîne n’a jamais donné suite. On n’a donc pas eu le droit à une fin digne de ce nom, les intrigues restant non résolues, ce qui a laissé les fans comme moi scandalisés et démunis.

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Prison Break

Pour commencer je dois vous avouer que je n’ai vu que 2 des 4 saisons. Je ne suis généralement pas du genre à ne pas terminer une série, je leur accorde d’ailleurs très souvent une seconde chance. Mais comme tout le monde, je me lasse vite des séries qui vous font tourner en bourrique, et c’est bien le sentiment que j’ai eu avec les frères Scofield et Burrows.

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Ils se sont encore fait chopper. Zut.

Saison 1 : les deux frangins mettent petit à petit leur plan à exécution pour s’évader de prison. Fin de la saison, à force de détermination et d’ingéniosité, la liberté est à eux et le spectateur est content. Saison 2 : en cavale, Michaël et Lincoln tentent d’échapper aux forces de l’ordre. Fin de la saison, après de folles aventures, Michael se retrouve prisonnier dans une prison du Panama et va bien vite se rendre compte que la vie derrière les barreaux de Fox River, c’était la cour de récré. C’est donc au tour de Lincoln d’échafauder un plan pour libérer son frère. C’est le serpent qui se mord la queue.

Voilà donc où je me suis arrêtée. Prison Break n’était pas conçue pour durer 4 saisons. Après la première qui était excellente, avec un gros potentiel et de très bonnes audiences, l’appât du gain était forcément trop gros. L’univers carcéral froid et (parfois) violent de Prison Break en imposait dès le pilote. Plus grand public que la série Oz, Michael et son tatouage ont su séduire moult sérievores, malgré une intrigue invraisemblable. La saison 2 et sa chasse à l’homme ont apporté une bouffée d’air frais grâce au changement de décor. Avec des péripéties toujours aussi nombreuses, la première partie de saison fonctionnait encore très bien, mais laissait entrevoir les premières failles. Son trop grand nombre de personnages et d’intrigues secondaires ont eu raison du rythme qui, par son action trop dispersée, a commencé à s’essouffler. Le « retour à la case départ » du cliffhanger final m’avait mis la puce à l’oreille, il était temps que Prison Break -pourtant un gros coup de cœur au départ – tire sa révérence.

Une réponse à “Semaine d’un sériephile (48) : en mode rétro ! La Trilogie du samedi (4)

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