Top 5 des spin-off ratés

Vous vous passionnez pour la police scientifique et leurs méthodes à la pointe de la technologie mais le travail de nuit et les casinos ne vous emballent pas plus que ça ? Pas de problème, Les Experts : Miami c’est comme Les Experts, le soleil en plus. Buffy contre les vampires, c’est sympa mais vous avez passé l’âge du bal de promo et des études en général : Angel répondra à vos attentes question noirceur et maturité. Sauver les gens de la chaleur meurtrière des flammes, très peu pour vous, vous votre truc c’est de poursuivre des malfrats, flingue à la main. NBC a tout prévu et vous conseille Chicago PD plutôt que Chicago Fire. 

Un spin-off (ou série dérivée en français), c’est censé être cool : l’univers de votre série préférée est prolongé, et pour peu que votre personnage favori -qui s’avère honteusement sous-exploité- soit mis sous le feu des projecteurs, bingo ! ce sera votre nouvelle série du moment. Hélas, on ne vit pas dans un monde sériephile idéal, et parfois, il y de belles gamelles. La preuve par 5 :

1. Once Upon a Time in Wonderland (1 saison-13 épisodes)

Alice article

Même les fans les plus extrêmes ne peuvent le nier, Once Upon A Time est visuellement kitsch, mais réunir les héros de contes de fée était une idée novatrice et malgré un aspect visuel peu attirant, la série connait un beau succès. Son univers étant suffisamment riche pour nous offrir un spin-off accompli, les attentes étaient élevées et la chute n’en a été que plus dure.

Once Upon a Time in Wonderland, qui se voulait être une relecture libre et originale du conte de Lewis Caroll, s’avère être un supplice visuel que le scénario et le casting ne réussissent pas à faire oublier. On veut bien croire qu’Alice (Sophie Lowe) soit amoureuse d’un génie (Peter Gadiot), que la Reine de Cœur (Emma Rigby) et le Valet de Cœur (Michael Socha) soient des âmes sœur et que Jafar (Naveen Andrews), tout droit venu d’Agrabah, ait élu domicile au Pays des Merveilles, mais s’il vous plaît épargnez nos pauvres mirettes ! On se croirait dans un jeu vidéo et au final notre attention se porte davantage sur les affreux décors dans lesquels les personnages évoluent que sur les personnages en eux-mêmes.

2. That ’80s Show (1 saison-13 épisodes)

80 show

Finis la mode hippie et les Carpenters, vivent le fluo et les VHS de gym tonique. That ’80s Show nous propose un retour dans les années 80 tout comme That ’70s Show l’avait fait avant elle avec les seventies. Le principe est le même, mais That ’80s Show est nettement moins réussie.

Des boîtes de nuits enfumées au magasin de disques, les personnages se retrouvent dans divers endroits sans prendre possession d’un lieu en particulier, représentatif et constant, comme c’était le cas dans That ’70s Show. Le rituel, qui consistait pour nos ados des années Nixon à envahir le sous-sol de la maison des Forman et à s’entasser sur les canapés en velours tout en refaisant le monde, faisait tout le charme de la série.
Par ailleurs, l
es blagues sont prévisibles et tombent lamentablement à plat, les acteurs surjouent, bref, impossible d’aller au bout du visionnage du pilote*. 
Si vous souhaitez vous immerger dans l’ambiance des années 80, mieux vaut encore regarder une série produite et diffusée à cette époque comme Madame est servie, ou, plus proche de nous, la série pour ados The Carrie Diaries (sur l’adolescence de Carrie Bradshaw de Sex and The City), ou encore la série familiale The Goldbergs. Comique de mœurs, références culturelles, mode vestimentaire et bande-son, tout y est.

3. Sarah (1 saison-12 épisodes)

Sarah

Un titre ennuyeux pour une série ennuyeuse : « A la recherche de son père biologique, Sarah Reeves débarque à New York. Au fil des rencontres et des événements, elle décide de s’installer dans cette ville nouvelle … ». Dérivée de la série La Vie à cinq, Sarah n’a rien d’enthousiasmant. Dans le même genre, Felicity s’en sort beaucoup mieux, et pourtant les ingrédients sont les mêmes : du drame, de la romance et des bons sentiments.
Après avoir construit sa carrière autour de rôles de bimbos et de prostituées, Jennifer Love Hewitt est en pleine période de réhabilitation depuis Ghost Whisperer  (et ce malgré une rechute avec The Client List en 2012). On peut la voir actuellement dans la dixième saison d’Esprits Criminels.

4. Hercule contre Arès (1 saison-50 épisodes)

IF

Si vous êtes un jour tombé sur Hercule contre Arès, c’est que a) vous n’avez pas fait le deuil de ces séries d’aventures fantastiques qui ont poussé comme des champignons au milieu des années 90, b) vous êtes un fan inconditionnel de Ryan Gosling. Après des apparitions mineures comme dans Fais-moi Peur, vous vous languissiez de voir ce dernier dans un premier rôle TV -et non des moindres- celui d’Hercule version ado.
Si on a pardonné à Kevin Sorbo ses tenues faites de cuir et de clous et ses muscles saillants un peu crasseux, on peut bien pardonner à Ryan Gosling. Cependant, ce prequel n’était pas nécessaire à la mythologie déjà bien développée par la série mère, Hercule, puis par Xena, la guerrière. C’est à mon avis le spin-off de trop.

5. Tabatha (1 saison-13 épisodes)

Tabatha

Fille de Samantha et Jean-Pierre Stephens, Tabatha (Erin Murphy) était ce petit bébé blond doté de pouvoirs magiques qui faisait voler ses livres et ses jouets jusqu’à elle sans bouger de son lit.
A l’inverse de sa mère qui était femme au foyer, Tabatha (Lisa Hartman) travaille en tant qu’assistante de production pour une chaîne de télévision. Si vous êtes familier de Ma Sorcière Bien-Aimée, vous risquez d’être déçu.
Beaucoup moins fédératrice et attachante que la série originale, on ne retrouve aucun personnage-clé qui pourrait faire le lien avec celle-ci. Pire, les scénaristes nous imposent une certaine tante Minerva (Karen Morrow), sortie de nulle part, qui est un copié-collé en moins piquant du personnage d’Enora (la grand-mère de Tabatha) et modifient le personnage d’Adam (David Ankrum) sensé être le cadet (également sorcier) de Tabatha, en en faisant un grand frère protecteur sans aucun don de sorcellerie.
NBC a récemment annoncé la mise en chantier d’une suite centrée sur la petite-fille de l’héroïne de Ma Sorcière Bien-Aimée. Marchera ou marchera pas ?

Grand absent de ce classement, j’aurais pu me plaindre de Joey mais il semblerait que certains frôlent l’overdose de Friends. J’aurais aussi pu évoquer Madame Columbo mais une version féminine de Columbo sans imperméable, ni cigare, ni basset, ni Peugeot 403 cabriolet, quel intérêt ? Je ne veux pas non plus entendre parler de L’Immortelle, série qui a cru pouvoir se passer du talent et du charisme d’Adrian Paul. Et que dire du Destin de Bruno, frère de notre chère Lisa ?…

10 réponses à “Top 5 des spin-off ratés

  1. Dans mes souvenirs de Ma sorcière bien-aimée, le petit frère de Tabatha n’avait pas de pouvoir magique, comme son papa « Jean-Piètre », mais je me plante peut-être.

    • Episode 14 saison 8 « Adam, Warlock, or Washout », tout l’épisode repose sur cette question. Adam possède-t-il des pouvoirs ou non ? Et la réponse est oui c’est juste qu’il ne les utilise pas à outrance comme sa sœur. Il n’est pas aussi doué. Mais le fait qu’il ne fasse acte de magie que très rarement dans la série à peut-être incité les créateurs de Tabatha à lui retirer le don. C’est vrai que c’est un détail moins flagrant que le reste. Mais ça aurait pu être une idée, par exemple, de voir Adam utiliser la magie pour de bonnes raisons et Tabatha l’inverse.

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