A la loupe : Penny Dreadful saison 2 épisode 1 [SPOILERS]

La prestigieuse série fantastico-horrifique de Showtime revient pour une deuxième saison de 10 épisodes qui promettent d’être toujours aussi sinistres, angoissants et surtout mystérieux.

P’tit récapitulatif de la première saison

Sir Malcolm (Timothy Dalton), un explorateur anglais passionné par le continent Africain, est à la recherche de sa fille bien-aimée, Mina Harker, laquelle aurait été kidnappée par un vampire… Dans sa quête, il s’entoure de personnes qui n’ont pas froid aux yeux et qui embrassent complètement l’idée que des forces démoniaques existent en parallèle de leur vie londonienne. De la médium Vanessa Ives (Eva Green) qui connaît mieux que personne les forces du mal, étant régulièrement possédée par le Diable, à l’Américain Ethan Chandler (Josh Hartnett) qui rencontre quelque soucis de lycanthropie, en passant par le docteur Victor Frankenstein (Harry Treadaway) qui fait revenir les morts à la vie, nul doute que cette fine équipe était adaptée à la situation.

penny saison 1

Malgré tous leurs efforts nous les quittions sur un échec, laissant chacun d’entre eux en proie à leurs propres démons, tous plus torturés les uns que les autres.

Par ailleurs, au cours des huit épisodes que compte la première saison, nous avons eu l’honneur de rencontrer deux monuments de la littérature fantastique britannique de la fin du XIXème siècle : le séduisant Dorian Gray (Reeve Carney), et un vieillissant Abraham Van Helsing (David Warner). Si l’homme à la jeunesse éternel est attendu dans la deuxième saison, l’ancien chasseur de vampires, lui, ne verra plus la lumière du jour.

Nouveaux venus, nouveaux dangers

L’année dernière, le grand méchant était plus souvent cité que visible à l’écran, tandis que la seconde saison expose sans attendre deux nouvelles menaces pour nos anti-héros : Evelyn Poole (Helen McCrory)  et Mr. Putney (David Haig).

kali putney

La première n’est pas une inconnue puisqu’elle est déjà apparue dans la série sous les traits de Madame Kali, une médium qui organisait des séances de spiritisme pour la haute société. Personnage plus que secondaire à l’époque, il dévoile sa vraie nature dès le premier épisode. Sorcière terrifiante qui prend des bains de sang humain (clin d’oeil à la Comtesse sanglante, Élisabeth Báthory, et à sa recherche supposée d’immortalité), elle est un véritable danger pour Vanessa Ives qu’elle n’aura de cesse de poursuivre pour la livrer au Prince des Ténèbres. Possédant les mêmes pouvoirs que cette dernière, elle a cédé au côté obscur tandis que Miss Ives lutte en permanence pour rester dans la lumière. Mais pour combien de temps encore ? Entourée d’un coven de jeunes sorcières, dont sa propre fille Hecate, Evelyn Pool avance dans l’ombre et semble plus que déterminée.

Le second antagoniste vient compléter la galerie des horreurs que nous offre la série depuis ses débuts. Mr Putney est le propriétaire d’un musée de cire (rappelons que le musée de Madame Tussaud a été fondé en 1835 à Londres) qui, pour faire fasse à la concurrence, a décidé de créer une section spécifique aux scènes de crime, sanglantes de préférence. Ce businessman qui ne pense qu’au profit, et ce à n’importe quel prix, pourrait bien croiser plus vite qu’on ne le pense la route de certaines créatures (celle de Frankestein en particulier). De là à penser qu’il pourrait tuer des gens s’il manque d’inspiration pour ses œuvres, il n’y a qu’un pas.

Ces deux nouveaux fauteurs de troubles vont sérieusement compliquer la vie de Sir Malcolm et de son équipe, pour notre plus grand intérêt. Et nous repartons pour de nouvelles aventures cauchemardesques. En prime, nous aurons peut-être l’occasion d’assister à des noces funèbres qui pourraient nous dévoiler le triangle amoureux le plus nécrophile que vous ayez jamais vu. Car dans Penny Dreadful il n’y a pas que la magie qui est noire, la romance l’est aussi.

En route vers la deuxième saison

Ce premier épisode maintient le cap de la première saison avec un scénario équilibré, alternant scènes gores et scènes plus émouvantes, une esthétique toujours aussi soignée et une ambiance plus envoûtante que jamais. Comme dans la plupart des séries surnaturelles, il est marrant de constater que les vampires (menace de la première saison) et les sorcières se renvoient systématiquement la balle pour jouer les bad guys, à croire que les uns ne vont pas sans les autres et inversement. Il doit sans doute s’agir d’un marronnier de la littérature gothique. Au delà de ce genre de figures, Penny Dreadful, de la même façon qu’American Horror Story, sait choisir ses décors comme si les personnages à eux-seuls ne suffisaient pas à vous mettre mal à l’aise. Constamment plongé dans des scènes de nuit, le téléspectateur navigue d’une maison bourgeoise grinçante à la salle d’opération de Victor Frankenstein qui sent la mort et l’humidité, en passant par un musée de cire poussiéreux.

VF frankenstein

Mon seul et unique conseil : rattrapez votre retard sur la première saison, car il est impossible d’aborder la nouvelle sans avoir vu la précédente.

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