Columbo vs Monk

Incompris, marginaux, les personnages de nos deux séries du jour n’ont l’air de rien et pourtant aucun mystère ne leur résiste. Si Hercule et Jules s’en étaient sortis indemnes, Benedict avait battu Jonny à plates coutures. Préparez-vous aujourd’hui à un troisième affrontement 100% investigations : Columbo VS Adrien Monk.

columbo article 1

Round 1 : Celui qu’on aimerait avoir comme collègue

Avec un physique passe-partout et un caractère plutôt calme, Columbo ne risque pas de vous voler la vedette. Facile à vivre, il est généreux et accessible : pas d’histoire de grade qui tienne, il n’hésitera pas à partager sa collation avec vous quitte à transgresser les règles d’hygiène et de sécurité à respecter sur une scène de crime. Si votre voiture est en panne pour vous rendre chez un témoin, il se fera une joie de vous y conduire : à vous les collines d’Hollywood en Peugeot 403 ! Enfin, dernier point non négligeable, vous pourrez compter sur lui pour faire le sale boulot. Il s’investit à fond et n’a pas peur de se salir pour résoudre un mystère, après tout un peu de poussière ça ne fait de mal à personne.

cascade columbo

Sauf si vous vous appelez Adrien Monk. Du haut de ses 312 phobies (anthropophobie, gymnophobie, mysophobie…), Monk est incapable de s’adapter au monde moderne et mettra régulièrement votre vie en danger pour une étiquette décollée sur un pot de confiture ou pour un lacet défait. Perfectionniste dans l’âme, il viendra rapidement à bout de votre patience et parfois même de celles des meurtriers. Ce personnage atypique est le premier à résoudre les énigmes les plus tordues, au prix de quelques frayeurs pour ses équipiers.

Vainqueur : Columbo, qui vous aidera à préserver votre condition physique et votre santé mentale tout en faisant preuve d’un esprit de déduction prodigieux. 

Columbo 1 – Monk 0

Round 2 : Celui qui nous fait le plus rire (malgré lui)

On ne peut pas dire que le lieutenant Columbo nous fasse nous tordre de rire. Quand il gaffe, on a de la peine pour ce gentil dadais qui est certes très intelligent mais qui fait preuve de malchance. Le personnage est relativement lent, mou, presque terne. Le dynamisme n’est clairement pas au rendez-vous pendant les 90 longues minutes que dure un épisode. On s’intéresse aux petits détails, aux petits riens, à la relation que tisse le lieutenant, un peu collant, avec l’assassin, et à l’affrontement psychologique qui en découle. En bref, on peut décrocher assez vite.

Pendant ce temps-là, Adrien Monk boucle ses enquêtes en moitié moins de temps et toujours avec beaucoup d’humour. Le propos de la série est de mettre en avant les particularités comportementales de ce dernier même si cela risque d’irriter bon nombre de téléspectateurs. Mais le taux d’exaspération diminue d’épisodes en épisodes, tant ce personnage est hilarant. Il a peur de tout et se retrouve dans des situations absurdes et farfelues. Même ses séances chez son thérapeute valent de l’or. Entrecoupée de moments plus émouvants, la série est une véritable bouffée de bonne humeur.

snoop dog et monk

Vainqueur : L’homme aux lingettes antibactériennes écrase l’homme à l’imperméable beige.

Columbo 1 – Monk 1

Round 3 : Celui qui reçoit les meilleurs guest-stars

Tout est une question d’époque, si vous vous la jouez nostalgique, Columbo aura votre préférence. Incarnant systématiquement les rôles de tueurs, on pourra reconnaître tout au long de la série des figures célèbres du septième art comme John Cassavetes, Patrick MacGoohan, Martin Landau, Martin Sheen, Dick Van Dyke, Leonard Nimoy, Faye Dunaway, Robert Vaughn etc…

johny cash

Johnny Cash en chair et en os

Les voir jouer des personnages célèbres, puissants, hautains et cyniques n’en n’est que plus jouissif, surtout au moment où ils se rendent compte que Columbo les as eu à leur propre jeu.

Moins nombreuses mais plus dans l’air du temps, les guest de Monk ne déméritent pas avec le mémorable Snoop Dog (qui a pour l’occasion remixé le générique de la série à sa sauce), Stanley Tucci, John Turturro (dans le rôle d’Ambrose, le frère obsessionnel de Monk), Malcolm McDowell, Alice Cooper ou encore Sarah Silverman.

Marci

Vainqueur : Ex-aequo, après tout c’est aussi une question de goût. Personnellement j’ai un faible pour la prestigieuse vague de guest-stars qui sont apparues dans Columbo entre 1968 et 1978. Mais ce n’est que l’avis d’une sériephile avertie. 

Columbo 2 – Monk 2

Round 4 : Bonus « série culte »

Parce que sans lui il n’aurait jamais vu le jour, parce que c’est son fils spirituel, la défaite ne pouvait pas revenir au monstre sacré qu’est Peter Falk. J’octroie donc un point supplémentaire au lieutenant mythique des années 70.

Columbo 3 – Monk 2

Vainqueur final :

Columbo forcément.

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