Desperate Housewives VS Devious Maids

Vous pressentiez que ce jour devait forcément arriver ? Nous aussi ! Comment ne pas confronter les femmes au foyer de Wisteria Lane aux héroïnes des riches suburbs de Beverly Hills que sont les femmes de ménage ? Vous l’aurez compris, aujourd’hui c’est la battle entre Desperate Housewives et sa petite sœur Devious Maids. Marc Cherry, le producteur et scénariste de ces deux séries à succès, respectivement diffusées sur ABC de 2004 à 2012 et sur Lifetime depuis 2012, occupe à la manière de Shonda Rhimes le paysage audiovisuel américain (et donc mondial) depuis plus d’une décennie. Mais laquelle de ces deux créations est la meilleure ?

versus girls

(nos Desperate et Devious women sont prêtes à en découdre…)

Round 1 : Le meilleur casting ?

Qu’il s’agisse des “maids” ou des “housewives”, le casting des deux séries de Marc Cherry a toujours été très soigné et muy caliente.

L’un des atouts indéniables de Desperate Housewives, c’est son casting d’acteurs chevronnés. Il est en effet composé de grandes stars du petit écran : Marcia Cross et Doug Savant de Melrose Place, Teri Hatcher de Loïs & Clark, et Dana Delany de Body of Proof, Battlestar Galactica, New York : Unité Spéciale, ou encore Magnum (rien que ça). Enfin, comment ne pas remarquer le célèbre Kyle MacLachlan, incarnation de notre mythique Twin Peaks, qui a également joué dans Sex & the City et How I Met Your Mother ? Ces stars qui défilent ne désemplissent pas au cours des saisons puisqu’on retrouve aussi, sur le tard, Vanessa Lynn Williams de Ugly Bettyet Brian Austin Green. Lui ? c’est juste 292 épisodes de Beverly Hills 90210. Bref, du très lourd…

old times

Même si Devious Maids a elle aussi quelques habitués du petit écran (Grant Show de Melrose PlaceRoselyn Sánchez de FBI Portés Disparus, Judy Reyes de Scrubs ou Ana Ortiz de Ugly Betty), on peut dire que ses acteurs sont plus récents sur les ondes, et donc forcément un peu moins fripés… C’est sans doute leur avantage par rapport à ceux de Desperate Housewives. Plus jeunes, plus beaux, plus latinos : il est difficile de faire le poids face à ces torses nus omniprésents. Alors même si notre BG attitré Mike Delfino reste cher à notre cœur, il faut bien avouer que le casting masculin de Devious Maids n’a rien à envier de celui de Desperate Housewives. La preuve en images :

versus

(rôles masculins : Desperate Housewives à gauche, Devious Maids à droite)

Concernant les rôles féminins, Devious Maids a également des héroïnes plus jeunes, très jolies, portant des robes plus courtes et des talons aiguilles plus hauts (soit le combo parfait pour des jambes interminables). Les décolletés atteignent les nombrils et leurs chevelures de rêve sont toujours parfaitement brushées. Plus de longueur et plus de volume à Beverly Hills : les femmes au foyer de Wisteria Lane sont dépassées !

deuxième montage

Vainqueur : Entre maturité et top models il faut choisir ! Même si les acteurs de Desperate Housewives offrent un casting variant un peu du soap classique, le gang de BG de Devious Maids eux jouent la carte du genre à fond, rendant leur travail dangereux. Ne pas déraper avec des talons de 20 cm sur du marbre poli, ne pas chuter tête la première sous le poids de leurs choucroutes chevelues : la loi de la gravité est un risque de chaque seconde. Avec un casting plus sexy et plus téméraire, les latinos et latinas de Devious Maids sortent grands vainqueurs !

Desperate Housewives 0 – Devious Maids 1

Round 2 : Le meilleur quatuor ?

Desperate Housewives et Devious Maids, même si elles voient graviter de nombreux personnages dans leurs quartiers, restent des séries centrées sur un quatuor féminin. Bree, Susan, Gabrielle et Lynette pour Wisteria Lane / Marisol, Rosie, Carmen et Zoila pour Beverly Hills. Et il faut dire que ces personnages sont très similaires, au point même de pouvoir parler de clones « version latinas » chez Devious Maids.

bree marisol 2

Le premier duo, c’est Bree (Marcia Cross) et Marisol (Ana Ortiz). Ces femmes raffinées et de caractère semblent évoluer dans un milieu plus aisé que celui de leurs amies. Bree est la femme au foyer parfaite, tirée à quatre épingles, pratiquant le jardinage et la cuisine avec perfection, et usant d’une bienséance irréprochable pour toutes ses interactions. Marisol quant à elle, est la seule à n’avoir pas réellement besoin d’être femme de ménage pour gagner sa vie. Professeur de littérature à l’origine, elle a intégré cette situation afin de mener l’enquête dans les riches demeures de Berverly Hills et prouver l’innocence de son fils. Femmes de poigne, prêtes à tout pour protéger leurs proches, l’une et l’autre ont sous leurs airs angéliques une détermination féroce pouvant s’avérer dangereuse…

rosie susan

Rosie (Dania Ramirez) et Susan (Teri Hatcher), femmes au cœur tendre, veulent tellement voir le bon chez les autres qu’elles en deviennent souvent trop naïves, et se font facilement avoir. Maladroites, elles se retrouvent régulièrement dans des situations gênantes (Susan tombant nue dans un buisson alors que son voisin est dans le jardin, ou Rosie qui se retrouve cliente d’un bar à strip-tease alors qu’elle voulait juste mener son enquête). Femmes aimantes et mères couveuses, ce sont aussi les amies qui recueillent le plus facilement les confidences de leurs amies et du voisinage. Mais sous leurs airs crédules, elles sont pourtant débrouillardes et téméraires, et plus solides qu’elles n’en ont l’air…

gaby carmen

Gabrielle (Eva Longoria) est la version accomplie de Carmen (Roselyn Sánchez). Jouant toutes deux la carte de la Portoricaine au sang chaud, elles n’ont pas leur langue dans leur poche, et ne se laissent pas faire avec les hommes. Très cash (ou sans tact, on peut le dire), elles ont aussi la gaffe facile. Toujours sur leur 31, elles sont très portées sur leur apparence et souvent superficielles. Venant d’un milieu défavorisé, elles sont aussi l’incarnation du rêve américain, du rêve de gloire, de succès et d’argent. Alors que Carmen tente encore de percer dans l’industrie de la musique, Gabrielle a eu la chance de se faire repérer tôt et de devenir mannequin. À Wisteria Lane cependant, cette vie se trouve déjà derrière elle. D’un caractère battant, elles sont déterminées à obtenir ce qu’elles veulent, mieux vaut donc ne pas trop les chercher !

zoila lynette

Pour finir, Lynette (Felicity Huffman) et Zoila (Judy Reyes) sont un peu les mamans de la bande. De toutes, ce sont elles qui ont le plus la tête sur les épaules. Elles ont été forgées par la vie et ses difficultés : maternité, mariage, divorce, perte d’un enfant… Elles sont aussi d’une certaine façon les plus humaines, les plus simples. Et elles portent la culotte à la maison ! Grande qualité mais aussi leur plus grand défaut. Elles ne peuvent s’en empêcher, elles ont besoin de tout contrôler. Pour que leurs enfants ne fassent pas d’erreurs, elles n’hésitent pas à les manipuler pour qu’ils suivent leur avis (malheureusement cela se retourne souvent contre elles). Mais comment en vouloir à cet instinct de protection surdimensionné ? On finit toujours par leur pardonner, surtout qu’elles ont la fâcheuse tendance à avoir TOUJOURS raison… Autant dire que si vous ne filez pas doux, vous allez vite être remis dans le droit chemin !

Vainqueur : Au vu de ces nombreux points communs, on pourrait imaginer qu’il est difficile de les départager. Il n’en est rien ! Même si elles partagent les mêmes traits de caractère, il est clair que les héroïnes de Desperate Housewives sont bien plus complexes et donc intéressantes. Pleines de nuances dans leurs caractères et leurs comportements, elles continuent toujours de nous surprendre au fil des saisons. Devious Maids en revanche ne nous propose malheureusement qu’une pâle copie de sa précédente création, et il s’avère plus difficile de s’attacher ou de s’identifier à ces femmes trop prévisibles. Les femmes de Wisteria Lane étant les premières à avoir jailli de l’imaginaire de Marc Cherry, on ne peut que reconnaître que ce premier quatuor dépasse (de loin) celui de Devious Maids.

Desperate Housewives 1 – Devious Maids 1

Round 3 : La meilleure banlieue ?

Desperate Housewives et Devious Maids ont toutes les deux la particularité de prendre place dans de chics quartiers résidentiels américains. Alors que la banlieue de Beverly Hills est ultra luxueuse, celle de Wisteria Lane est plus proche des lotissements ordinaires (même si elle témoigne quand même d’une certaine classe).

Par sa plus grande modestie, Desperate Housewives est aussi plus réaliste, et on y ressent mieux les effets du voisinage. Les maisons sont réellement à proximité, toutes dans la même rue. Nous les voyons souvent entrer et sortir de chez eux, croiser leurs voisins, les saluer, discuter sur le trottoir. Il n’est pas rare non plus qu’ils se rendent visite pour emprunter quelque chose ou pour boire un verre. Les housewives se retrouvent d’ailleurs régulièrement les unes chez les autres pour jouer aux cartes.

DE1

Dans Devious Maids en revanche, le quartier n’est pas du tout incarné. On ne voit que de rares plans des maisons, coupées du reste de la rue (peut être sont-elles tout bonnement trop énormes pour pouvoir entrer dans le cadre ?). Cela ne suffit donc pas à créer cette impression de proximité et de communauté entre les protagonistes. Tout se passe toujours dans les demeures, on est donc très loin des espionnages à la fenêtre et autres missions en douce dans les fourrés des jardins. Ainsi, nous n’avons pas la sensation que ces personnages vivent au même endroit.

En terme d’intrigues, Desperate Housewives a également des histoires plus plus proches d’une réalité de quartier : elles sont plus complexes, apportant plus de rebondissements. Bon certes, on a connu un suicide, deux morts liées à une voiture, une grosse tempête, un crash d’avion en plein pique-nique de voisins, et une véritable guérilla dans le quartier… mis bout à bout, forcément ça ne semble pas très réaliste. Mais malgré tout, on ressent vraiment leur quotidien de leur quotidien : leurs moments en famille, au travail, entre amis. Dans Devious Maids ? Bien trop rarement ! Et comme le réalisme va de pair avec le « drama » (car c’est bien connu, la vie c’est pas que des vannes et des situations loufoques, mais bien des larmes et des moments durs), Desperate encore une fois nous touche davantage.

Ne vous êtes vous jamais demandé ce qui se cachait d’étrange derrière la porte de vos voisins ? Car oui, le réalisme c’est bien, mais cela ne suffit pas pour un soap ! Il nous faut aussi du secret.. Du mystère… Bref, on veut du twist, des rebondissements : le grand frisson. Laquelle de nos deux séries comble le mieux cette envie ? Desperate Housewives joue le jeu à fond en tout cas. La voix narrative de Mary Alice, voisine disparue qui introduit et clôture chaque épisode, offre une perspective supplémentaire : celle de personnages observés, dont le moindre secret ne peut vous être dissimulé. La BO composée par Danny Elfman participe aussi beaucoup à cette atmosphère mystérieuse. Chez Devious, pas de procédés originaux de ce genre.

montage12

Vainqueur : Leurs affiches de promo étaient certes très réussies mais malheureusement dans les faits, Devious Maids ne tient pas ses promesses. Quartier désincarné, voisinage inexistant : Beverly Hills n’est clairement pas l’endroit dans lequel nous nous reconnaîtrons. Couplé à des faux airs de telenovela caricaturée où les héroïnes en deviennent burlesques, le bilan ne fait que s’alourdir. De plus, les secrets à percer et les meurtres à élucider ne sont pas vraiment « béton » : on devine presque à chaque fois le twist avant qu’il ne survienne…

Desperate Housewives 2 – Devious Maids 1

Round 4 : La série la plus drôle ?

Que seraient Desperate Housewives et Devious Maids sans l’humour si particulier de Marc Cherry ? Véritable signature de leur créateur, les bonnes répliques fusent, les sorties piquantes retentissent ; et on ne s’en lasse pas !

Gabrielle Solis -Gaby pour les intimes- est celle qui incarne le mieux cet humour dans Desperate Housewives. Culottée, capricieuse, elle n’a pas l’habitude qu’on lui dise non. Ce trait de caractère fait d’elle la reine de la répartie, du mensonge et de l’improvisation, et son talent n’a de limite que ce qu’il est humainement impossible d’encaisser (comme une tonne de tabac à chiquer dans la bouche) :

Gaby, c’est surtout un rire strident et machiavélique. Entre rire de sorcière et caquètement de canard, il surgit le plus souvent au mauvais moment ! Rire franc incontrôlable, rire forcé comme arme de prédilection pour se dépêtrer d’une situation gênante, voici un petit combo de ses meilleurs ricanements :

Du côté de Devious Maids, il n’y a pas de personnage de cette étoffe parmi les héroïnes. En revanche, les personnages secondaires sont vraiment plus drôles et charismatiques (sans doute parce qu’ils ont été créés de toute pièce, et non pas copiés sur Desperate). Ainsi, on se retrouve avec de formidables maîtresses de maisons bling-bling richissimes comme Genevieve Delatour (Susan Lucci) et Evelyn Powell (Rebecca Wisocky).

duo

Genevieve, femme croqueuse d’hommes qui a déjà de nombreux maris sur son tableau de chasse (et ne semble pas vouloir s’arrêter là), est tout simplement très amie avec sa femme de ménage. Maladroite parfois dans ses propos (elle oublie qu’elles ne vivent pas dans le même monde), elle est extrêmement gentille et attentionnée. Obsédée par son âge et accro assumée de chirurgie esthétique (elle en rit elle-même), elle est ne se vexe jamais des piques que peut lui envoyer Zoila sur le sujet.

A l’inverse, Evelyn se fout complètement des femmes de ménage qui travaillent pour elle et les remet sans cesse à leur place. Chez elle, la limite entre employée et esclave est minime. Surnommant ses employées conchita, patata ou piñata, elle pense de surcroît toucher juste. Auprès de ses amies, ce n’est pas mieux : toujours prête à montrer qu’elle roule sur l’or, elle travaille à garder sa réputation irréprochable chez les richous du quartier. Profondément égoïste et sans tact, sa monstruosité est tout simplement exquise. Voici un magnifique combo de présentation :

Vainqueur : Même si Evelyn et Genevieve nous font vraiment rire de bon cœur, elles sont plus proches du meilleur espoir féminin que de la Palme d’or ! Etant des personnages secondaires, on ne les voit pas autant que notre fameux quatuor, et c’est presque dommage d’ailleurs ! De plus, même si nous avons choisi de mettre Gabrielle Solis sous les feux de la rampe, il ne faut pas oublier que Susan, Bree, Lynette (et sur le tard Renee) nous ont aussi bien fait ricaner. Les anciennes sont encore une fois indétrônables.

Desperate Housewives 3 – Devious Maids 1

WARRIOR1

Grand Vainqueur : Desperate Housewives

Allez Carlos, vas-y, maintenant tu peux faire ta danse de la victoire :

Une réponse à “Desperate Housewives VS Devious Maids

  1. La comparaison n’a même pas lieu d’être, Desperate Housewives est loin devant Devious Maids et est absolument indétronable

    Sinon l’article était assez sympa

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