Semaine d’un sériephile (41) : La vie des riches

Cette semaine, je veux du titre, de la particule, et rire de ces gens qui ont tout. Je me suis donc penchée sur : Royal Pains, Running Wilde et Almost Royal.

Bobos de riches : Royal Pains

Non seulement je vous emmène dans l’intimité des privilégiés, mais en plus, mon intrigue se déroule au bord de la mer. Merci qui ? Après 6 années de Gossip Girl, 6 années de grattes-ciel et de taxis jaunes, il était temps de prendre l’air. Hank Lawson (Mark Feuerstein) a eu la même idée : brillant médecin à New-York, il est renvoyé après avoir favorisé un patient lambda au détriment d’un patient riche, accessoirement généreux donateur de l’hôpital dans lequel il exerce. Par un concours de circonstances, il devient médecin à domicile dans les Hamptons.

Royal Pains article

Faites gaffe au tapis quand même

Et là, c’est le jackpot… de l’ennui. Accompagné d’un frère légèrement agaçant (Paulo Costanzo), pique-assiette professionnel, notre charmant docteur va de villas en villas, de soirées en soirées. Les cas se succèdent sans que l’on s’attache aux patients ni que l’on s’intéresse véritablement aux problèmes de santé de cette élite pour le moins excentrique et capricieuse. Si le personnage d’Hank Lawson était plus intriguant, je me serais fait une joie de binge-watcher la série qui, il faut l’avouer, est un cocktail parfait pour les vacances : soleil, plage, luxe et humour. C’est avec déception que je retourne donc à mes séries médicales classiques.

Patrick Dempsey article

Mc Dreamy où es-tu ?

Amour et écologie : Running Wilde

Le créateur d’Arrested Development, Mitchell Hurwitz, est à l’origine de cette petite comédie familiale réunissant Will Arnett (30 Rock, Up All Night, The Millers, Arrested Development) et Keri Russell (Felicity, The Americans). Will Arnett y incarne Steve Wilde, un riche héritier pourri gâté, tellement égocentrique qu’il n’a aucun ami, à part ses employés et un voisin avec lequel il est en perpétuel compétition d’ego.

running wild ego article

Je suis beau, je suis brun, pas encore bronzé mais je m’aime

Keri Russell joue Emmy, l’amie d’enfance et petite-amie de Steve pendant leur adolescence. Pour vous la faire courte, ces deux-là se retrouvent des années plus tard, Emmy étant devenue mère et une militante écologiste active tandis que Steve, lui, à juste pris de l’âge mais a conservé son âme d’enfant. Comme pour Arrested Development, la série bénéficie d’une voix-off incarnée par Puddle (Stefania LaVie Owen que l’on a pu voir récemment dans The Carrie Diaries), la fille adolescente d’Emmy.

Les enjeux de la série sont on ne peut plus clairs : Steve va devoir changer et se responsabiliser s’il souhaite construire une histoire d’amour avec Emmy, et elle va devoir s’habituer à sa nouvelle vie tout en ne reniant pas les valeurs qu’elle a transmises à sa fille. Les gags sont lourds et Will Arnett en fait des tonnes mais cette comédie romantique nous permet d’apprécier Keri Russell dans un registre humoristique, ce qui ne lui va pas si mal. En bonus, on retrouve David Cross (Arrested Development, The Increasingly Poor Decisions of Todd Margaret, Modern Family) dans le rôle d’un éco-terroriste ridicule.

running wild eco-terroriste

« Cristina j’en viens à toi pour punir cet homme enchaîné, de son fashion faux-pas ! »

Deux anglais aux Etats-Unis : Almost Royal

A la mort de leur père, Poppy (Amy Hoggart) et Georgie Carlton (Ed Gamble), des aristocrates anglais, entament un road trip américain. Descendants de la famille royale d’Angleterre, le frère et la sœur vont se confronter à une culture qui est à l’opposé de la leur. Vous l’aurez compris, Almost Royal joue sur le décalage entre les buveurs de Earl Grey et les aficionados de Starbucks, les mangeurs de marmelade et les accros au beurre de cacahuètes. Georgie va faire ce qu’il peut pour s’endurcir en tant qu’homme et Poppy, qui rêve de gloire, s’essayera à différents métiers au pays où tous les rêves sont possibles. Mais encore faudrait-il qu’elle ait du talent.

almost royal article 2

Je serai bientôt blonde !

Chaque épisode se déroule dans une ville différente, toutes ayant pour point commun d’être le reflet de la culture américaine : Los Angeles, Boston, New-York, Washington …

Tournée comme un faux documentaire, on rit de la spontanéité de nos deux britanniques qui est parfois à la limite de l’insulte. Une fois sur place ils donnent rapidement l’impression de ne jamais avoir voyagé en dehors de leur pays d’origine. On se demande aussi si les protagonistes qu’ils rencontrent jouent un rôle ou si leurs réactions sont prises sur le vif. Les épisodes sont dans l’ensemble assez répétitifs, mais Georgie et Poppy font preuve de beaucoup de charme avec leurs réflexions maladroites et condescendantes.

almost royal article 3

Va falloir décoincer tout ça

5 réponses à “Semaine d’un sériephile (41) : La vie des riches

  1. Almost Royal me fait bien rire… C’est assez déconcertant de les suivre.
    Je ne connaissais pas Running Wilde, que je vais essayer (j’ai bien aimé Will Arnett et David Cross dans la génialissime Arrested Development)

    • Almost Royal est ma favorite :). Tu parles d’Arrested Development, mais je n’ai pas du tout accroché à la série même si les personnages des acteurs à qui tu fais référence sont pas mal. Je ne comprends pas trop l’engouement autour de la série.

    • @Marion : Ce n’est pas trop l’endroit mais je ne sais comment te répondre autrement. Je suis en parti d’accord avec toi. J’avais lu/entendu des critiques dithyrambique, du coup j’ai été légèrement déçu quand je l’ai commencé. Mais petit à petit j’ai beaucoup aimé ces situations cocasses, ces doubles sens, jeux de mots, le côté « looser ». Il me reste la saison 4 à voir. Je me marre pas autant que devant Louie, mais je me marre bien !

  2. Idem, j’ai été déçue et je n’ai pas continué. « Petit à petit » c’est aussi ce qu’on m’a dit, à voir si je serai suffisamment patiente pour me farcir une saison supplémentaire. J’ai beaucoup entendu parler de Louis aussi. On a un peut parlé sur le blog si ça t’intéresse :

    https://seriescheries.com/2014/06/12/le-point-nostalgie-du-jeudi-les-debuts-de-louis-c-k/
    https://seriescheries.com/2014/06/23/semaine-dun-seriephile-39-louie-dominion-et-oitnb-spoiler/

    On m’en dit du bien et la série est par ailleurs nominée aux Emmy Awards.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s