Semaine d’un sériephile (45) : Orange Is The New Black, Masters of Sex et True Blood

C’est l’été, et qui dit vacances dit peu de séries à se mettre sous la dent. Heureusement, bénis soient Netflix, Showtime et HBO d’avoir eu l’extrême amabilité de mettre à notre disposition (nous = ceux qui ne partent pas se dorer la pilule au soleil) trois bijoux du petit écran. Pas de répit pour les sériephiles, au programme on savoure Orange is the New Black (S2)Masters of Sex (S2) et True Blood (S7), un pot de glace au chocolat Ben & Jerry’s à portée de cuillère. Possédant chacune leur style et leur univers propres, ces trois séries ont pourtant en commun des femmes de caractère au centre de l’intrigue. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre.

Orange is the New Black : prison, guerre des gangs, et série chorale

Fraîchement débarquée chez Séries Chéries il y a bientôt trois mois, j’avais vaguement entendu parler du phénomène, sans avoir eu le temps de me pencher dessus – déjà bien occupée avec mes 10 autres séries sur le feu. C’était sans compter notre experte en séries Netflix alias Marion² qui m’a convaincue d’essayer grâce à cet article.  Je lui dis merci ! Adepte du binge-watching, je viens de terminer la saison 2, qui à mon humble avis surpasse la première, déjà au top.

Un petit aperçu des aventures de Piper et de ses co-détenues dans la saison 2 :

Alors que la saison 1 s’articulait autour de Piper (Taylor Schilling), nouvelle prisonnière du centre de détention Litchfield, forcée de s’adapter à ce nouvel environnement hostile et apprenant par la manière forte les règles à respecter pour survivre, son personnage s’efface dans cette saison 2 pour laisser les autres caractères sur le devant de la scène. La Piper, apeurée, faible et fragile n’est plus. On la retrouve endurcie, faisant maintenant partie du décor, elle est désormais une porte d’entrée pour suivre les aventures de Taystee (Danielle Brooks), Poussey (Samira Wiley), Red (Kate Mulgrew), Sister Ingalls (Beth Fowler), Rosa (Barbara Rosenblat), Morello (Yael Stone) et les autres. Ce qui fait la force d’OITNB, c’est cette multitude de personnages tordus, complexes et attachants. Pendant 13 épisodes, on retrouve toute la clique de la saison précédente (ou presque) mais loin de l’adage « on prend les mêmes et on recommence ». La saison 2 va plus loin dans l’étude de ses personnages en revenant sur l’histoire de ceux trop peu exploités jusque là.

Au centre de l’intrigue, une nouvelle détenue : Vee (Lorraine Toussaint). Une vraie méchante qui va transformer la « petite vie tranquille » des prisonnières et donner un côté plus sombre à la série. Manipulatrice et mauvaise jusqu’au bout des ongles, elle pose ses pions petits à petits et rallie à sa cause les détenues afro-américaines, bien décidée à ce que les Blacks retrouvent le contrôle, transformant ainsi la petite prison de Virginie en lieu dangereux où règne désormais « la loi du plus fort ». Autant vous dire que ça ne va pas se passer comme ça, Red, la matriarche Russe (ancienne compagne de cellule de Vee) va sortir les griffes.

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Elles ne sont pas là pour faire du jardinage..

Masters of Sex : vintage, science et adultère

Comme vous le disait Sophie dans sa semaine d’un sériephile (7)Masters of Sex est une série ancrée dans les années 50-60 qui nous raconte les recherches scientifiques sur le sexe de Williams Masters (Michael Sheen) et de sa secrétaire Virginia Johnson (Lizzy Caplan, fabuleuse). Malgré son époque vintage, cette série est très progressiste quand on en vient à parler de femme et de sexualité (je vous renvoie d’ailleurs vers l’article Accords et Désaccords sur la représentation du sexe dans les séries).  Représentative de la société puritaine américaine en pleine évolution de ce milieu de siècle, Masters of Sex nous offre un bon nombre de rôles féminins, toutes ayant un rapport au sexe très différent, de la femme au foyer qui idolâtre son mari médecin -pour qui le sexe est avant tout un moyen de procréer-, à la prostituée qui en fait son fond de commerce, ou à celle qui désespère d’être touchée par son époux, en passant par le  rôle de Virginia, maîtresse de son corps et de son désir. Masters of Sex est une petite merveille qui évoque la sexualité féminine de façon très réaliste.

Tout au long de la saison 1, on assiste à la collaboration frontale de ce duo éclectique qui fait la force de la série. Lui, le célèbre obstétricien, imbu de sa personne, macho et antipathique (l’anti héros par excellence) est constamment remis à sa place et poussé dans ses retranchements par Virginia, femme libérée et mère célibataire au caractère bien trempé. Féministe avant l’heure, indépendante et sourde à ce que l’on peut penser d’elle, elle est ambitieuse et n’hésite pas à remettre Bill à sa place qui de ce fait la considère à sa juste valeur. Ce qui lie nos deux personnages, c’est avant tout leur travail, et leur soif de renommée. N’assumant pas leur attirance, ils se cachent derrière leur étude scientifique pour justifier leur liaison.

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Si c’est pour la science alors..

Le cliffhanger de fin nous laissait entrevoir une saison deux pleine de promesses. Une chose est sûre : à l’ aube de cette seconde saison, l’ambiance est plus qu’électrique entre nos deux héros.

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Ambiance caliente

Peu de temps s’est écoulé depuis le dernier épisode : Bill, plus froid que jamais, met un point d’honneur à ignorer sa femme et leur nouveau né et s’enfonce plus loin dans l’adultère et le mensonge. Finira t-il par se sortir de ce mariage désastreux ? Libby, finira t-elle par affronter son mari ? Son personnage, celui de la femme au foyer dans la première saison, est en passe de devenir plus profond et plus intéressant. Loin d’être dupe des activités extra conjugales de son époux, on la sent sur le point d’exploser.

True Blood : vampires, sexe, et hépatite V

Ne vous fiez pas au premier épisode, le meilleur reste à venir ! Après une saison 6 de grand n’importe quoi, on retrouve dans cette saison 7 les ingrédients qui ont fait le succès de la série : flash-backs, sexe, action et romance. Un brin ambiance apocalyptique, les épisodes s’enchaînent parfaitement, laissant le téléspectateur en haleine. On déplore toutefois la mort de deux des personnages principaux, et leur traitement presque inexistant (qu’est ce qu’un mort de plus pour la ville maudite de Bon Temps après tout ?). Par ailleurs, on retrouve avec plaisir le trio Eric – Sookie – Bill, qui avait rythmé la saison 4. Je ne sais pas vous, mais je n’ai jamais bien compris ce qu’ils pouvaient trouver à cette petite blondinette insupportable (l’odeur de son sang de fée mis à part). Je dois cependant admettre que Sookie (Anna Paquin), grande contradiction de cette série, m’agace de moins en moins (mieux vaut tard que jamais).

HBO à déja diffusé 7 des 10 épisodes prévus pour cette ultime saison, on s’inquiète de l’issue réservée à deux de nos personnages phares, en très mauvaise posture… A suivre.

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Commencez à faire vos adieux.

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