Que sont-ils devenus ? James Marsters

Si ce bonus prend la tournure d’une ode ou d’une lettre d’amour, c’est tout à fait normal : à la manière d’Arthur avec Zen Gesner ou de Clara avec Anthony Stewart Head, je m’attelle aujourd’hui à retrouver les traces non seulement d’un acteur émérite, mais d’un fantasme de jeunesse.
James Marsters est connu pour avoir joué, en toute objectivité, le vampire le plus charismatique et cool et génial et parfait de l’univers, j’ai nommé : Spike dans Buffy contre les vampires. Comme les fans de Joss Whedon parmi vous l’auront compris, et contrairement à Sarah Michelle Gellar elle-même (qui doit avoir manqué des épisodes, je ne vois pas comment c’est possible autrement…), je suis à 100% #teamspike.
Pour moi, c’est son arrivée dans la deuxième saison qui a initié le passage de la série à l’âge adulte. En effet, Spike est un personnage fondamentalement violent, sexué et cynique, autant de qualificatifs que Buffy s’est peu à peu appropriés. Cette maturation, ainsi que mon intérêt pour le show, ont progressé en même temps que le personnage prenait de l’importance dans la narration. Il a en effet particulièrement plu au public dès sa première apparition dans la série. De « méchant » invité dans quelques épisodes, il devient donc rapidement personnage récurrent, puis l’un des principaux membres du casting – pour mon plus grand bonheur psychique et hormonal. Aurais-je seulement visionné en entier ce qui allait devenir l’une de mes séries préférées, si je ne l’avais pas redécouverte à travers un épisode centré sur Spike ?

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Devant vos yeux ébahis, le moment exact où j’ai su qu’il fallait que je continue de regarder Buffy

Mais comment une demi-portion peroxydée peut-elle susciter autant d’intérêt ? Eh bien, c’est en grande partie grâce au talent de James Marsters. Manifestement fait pour jouer ce rôle, c’est le seul acteur qui, loin d’avoir la carrure de Wesley Snipes, est capable de porter une longue veste en cuir et un pantalon taille haute sans être ridicule (la majeure partie du temps). Il réussit par ailleurs à restituer toutes les influences qui traversent l’écriture du personnage, depuis le héros romantique torturé jusqu’au chanteur de punk anarchiste, tout en lui donnant une personnalité propre et, en ce qui me concerne, inoubliable. Les scénaristes ne s’y sont pas trompé en multipliant les facettes de ce qui n’était au début qu’un antagoniste rebelle. En incarnant un personnage marquant dans une série qui a redéfini tout un pan de la pop culture, James Marsters devait forcément reparaître sur nos écrans.
Pas de traversée du désert en vue : force est de constater que le bilan de sa carrière post-Buffy est plutôt positif. Côté mauvaises nouvelles ? James Marsters a désormais 51 ans. CINQUANTE ET UN ANS. Bientôt 52. La vie est une chienne et les vampires à la jeunesse éternelle n’existent pas. Par ailleurs, aucun de ceux qui l’ont dirigé par la suite n’a su capitaliser sur l’un de ses dons les plus rares et donc précieux, à savoir la « décoloration photogénique », aussi connue sous le nom de « le blond platine me va mieux que n’importe quoi d’autre » – qualité que seule Gwen Stefani semble partager réellement. Dernière déception, très peu de rôles au cinéma : un petit rôle dans P.S. I love you par exemple, mais l’essentiel de sa carrière s’est poursuivi à la télévision.

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ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour assister à la disparition de cette mâchoire parfaite ?

Sur le petit écran, il a d’abord pu reprendre son rôle culte dans Angel le temps d’une vingtaine d’épisodes. Il fait des apparitions dans plusieurs téléfilms et dans des séries policières comme FBI portés disparus, Hawaii 5-0 ou encore Lie To Me, mais surtout, son statut d’icône du Whedonverse lui a ouvert les portes d’une bonne partie des séries fantastiques et de science-fiction de ces dernières années : Smallville, Supernatural, Caprica, Torchwood, Warehouse 13… De manière générale, il enchaîne de nombreux projets plutôt geeks, entre le personnage de Piccolo dans l’adaptation cinématographique de Dragon Ball, le doublage de personnages de comics (tant pour DC que pour Marvel) ou encore des rôles dans des productions comme Metal Hurlant Chronicles ou Dragon Warriors.
Si son succès audiovisuel semble mitigé, c’est parce qu’il ne s’agit que d’un aspect de son métier. Acteur formé au théâtre, il est revenu sur les planches à plusieurs reprises, pour Macbeth en 2011 ou le Chien des Baskerville cette année. Il donne aussi de la voix pour une série de livres audios adaptée de romans populaires, Les dossiers de Dresden. Enfin, il chante dans un groupe nommé Ghost of the Robot depuis 2002, en tournée régulièrement. Mon vampire préféré et fantasme sériel absolu est donc trop occupé depuis la fin de sa véritable heure de gloire pour se remettre à l’eau oxygénée. Seule solution ? Re-regarder Buffy. Ça tombe bien, c’est les vacances.

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Vous reprendrez bien un peu de look improbable, mais classe ? (Mais improbable) (Mais classe)

Mise à jour 2015

Preuve qu’il est loin d’être devenu has-been, James Marsters continue d’apparaître régulièrement dans l’actualité audiovisuelle. Après avoir retrouvé Charisma Carpenter – ou Cordelia – en 2011 dans Supernatural, il apparaît avec Bianca Lawson – ou Kendra – dans Witches of East End en 2014. Son épouse l’utilise plus tard comme outil de promotion dans une campagne de crowdfunding pour un court-métrage qu’ils produisent, Kessie Blue, qui devrait sortir dans l’année. Parmi les récompenses offertes à ceux qui participent financièrement au projet, un brunch avec James himself mais aussi la promesse que, pour la première fois, il interpréterait à nouveau « Rest in Peace » – la chanson mythique de Spike dans l’épisode musical de Buffy.
Il a joué dans une énième épopée fantasy, Dragon Warriors, mais retourne surtout au premier plan d’une série d’envergure : il été annoncé au casting d’une création HBO pour la rentrée 2015. Il jouera le Révérend George Burroughs dans The Devil You Know, un drame sur les procès pour sorcellerie à Salem par la créatrice de Weeds et d’Orange Is The New Black, Jenji Kohan. Il sera très bien entouré avec le génial Eddie Izzard (Hannibal, Powers…) et Karen Gillan (Dr Who, Selfie).
Par ailleurs, j’avais oublié de faire fondre votre cœur avec une vidéo de James Marsters en train de jouer de la musique avec son fiston :

4 réponses à “Que sont-ils devenus ? James Marsters

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